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Le Doigt de Sa Majesté Tchoua de Bazou dans la Plaie

Le Doigt de Sa Majesté Tchoua de Bazou dans la Plaie

Invité à Paris à une soirée de levée de fonds organisée par Les Femmes Bazou de France au profit du développement de son groupement, Sa Majesté Tchoua Kemajou Vincent a donné des orientations pour que les dons atteignent directement les populations.

“C’est avec un plaisir renouvelé que je suis devant vous ce soir pour vous remercier de rechercher le bien-être de l’individu,surtout des enfants de notre groupement.Je remercie la puissante organisation qui m’a donné cette opportunité de vous apporter les salutations et la bénédiction de tous les chefs supérieurs de l’Ouest.Nous sommes donc là aujourd’hui pour rechercher la vie de nos enfants que nous avons laissés au village.

Vous avez compris que cela ne sert à rien d’être heureux tout seul. Vous êtes là aujourd’hui pour aider nos enfants qui souffrent. J’en suis un témoin privilégié.A cette occasion, je vais dire à mes filles, à mes femmes, à mes mamans que je suis avec elles et que j’ai été toujours avec elles parce que c’est depuis longtemps qu’elles posent des actes concrètes et visibles.

Cette fois, vous avez organisé une fête pour voir ce que vous pouvez apporter au développement du village Bazou. L’exemple de nos écoles va vous aider à cibler vos actions. Nous avons 24 écoles dans le village Bazou et dans chaque école, il n’y a qu’un directeur et un maître bénévole comme enseignants. Vous comprenez que le résultat est nul à la fin de l’année scolaire. Pour cela, je voudrai souhaiter que les dividendes de cette soirée,soient affectées à la prise en charge pendant les neufs mois que dure l’année scolaire des maîtres des parents qui sortent des écoles normales d’instituteurs et qui sont reversés dans la rue. Ce sera encore plus visible.

Je voudrais également vous dire que chaque fois que vous venez donner des dons à l’hôpital, ce n’est pas pour aider les nécessiteux, mais pour aider les médecins et les infirmiers parce que quand un malade arrive à l’hôpital, le médecin lui prescrit une ordonnance et l’envoie en pharmacie et il va payer les médicaments que vous avez envoyés. Chaque fois que vous voulez donner des dons en médicaments, je préfère que vous organisiez des caravanes pour sillonner les 63 quartiers de Bazou et faire des consultations gratuites, donner des médicaments en mains propres. Comme ça, les choses vont aller très bien.

Je suis avec vous mes chers enfants et mes chers notables. Je voudrais vous demander d’inviter les chefs du Ndé pour une semaine culturelle l’année prochaine, pas seulement pour des fêtes commerciales, mais aussi pour vendre notre image, notre culture. Je vous demande avec force et autorité, mais avec respect, de voir comment vous pouvez avoir même dix chefs du Ndé ici sur la place de Paris pour organiser des soirées culturelles, parce que le monde est devenu concurrentiel. Même le prêtre veut qu’on parle de son église catholique, le pasteur veut qu’on parle de son église protestante. Pour les jeunes, nous voulons qu’on parle de notre culture. Je vous remercie.”

 

 

NB: Le Petit Piment est mensuel d’information et de débats paraissant le dernier Jeudi du mois Yaoundé.
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Directeur de Publication Etienne Kapto

 

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