Le défi: Cameroun-Algérie, 32 ans d’histoire !

A 48h du match qui opposera les deux équipes, nous sommes allés visiter le passé des confrontations avec, en prime, l’avis de Victor Ndip Akem, un des acteurs.

L’histoire des rencontres entre les deux sélections camerounaise et algérienne n’est pas très longue. Elle n’a que 32 ans avec, à son actif, huit matches programmés, sept joués et un annulé. Dans les confrontations directes entre Cameroun et Algérie, les Lions Indomptables ont pris de l’avance : trois victoires, trois nuls et une défaite. 237online.com Cette dernière, la plus lourde (0-4) avait été concédée en match amical à Libreville au Gabon, le 28 novembre 1995. Les Lions préparaient alors, sous fond de revendications de primes, la CAN de 1996 prévue en Afrique du Sud. La première victoire et la plus brillante jusque-là des Lions face à l’Algérie, c’était le 14 mars 1986 à Alexandrie en Egypte, en match de poule de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 86. Une CAN à laquelle participait Victor Ndip Akem, comme latéral droit de l’équipe du Cameroun. Cette année-là déjà, comme c’est encore le

cas aujourd’hui, on annonçait un calvaire des Lions, et pourtant : « Les gros noms ne jouent pas au football. En tout cas, le résultat d’un match n’est connu qu’au coup de sifflet final. Je faisais partie de cette équipe des Lions avec dans le onze entrant, trois autres novices. Kana Biyick, Louis Paul Mfédé (paix à son âme) et Mbouh Mbouh Emile. En face, il y avait déjà des joueurs de renom comme Ali Fergani, qui avait 13 ans en équipe nationale et participait à sa 4ème CAN ; il y avait Rabah Madjer, qui était à sa 5ème participation en CAN. J’étais d’ailleurs encore joueur de Camark de Kumba, une équipe de 2ème division de la région du Sud-Ouest au Cameroun. Mais au coup de sifflet final de ce match, nous étions vainqueurs. Donc comme on dit au quartier, « ndamba na for field ! » Pour cette victoire de trois buts à deux en faveur des Lions, les buts camerounais portaient les marques d’André Kana Biyick aux 65ème et 68ème minutes, et de Roger Milla à la 70ème alors que Rabah Madjer et Rahim Maroc avaient marqués respectivement aux 60ème et 78ème minutes. Les deux autres victoires camerounaises face à l’Algérie ont été enregistrées le 15 février 1998 à Ouagadougou à la CAN du Burkina Faso, et le 6 février 2000 à la CAN au Ghana aux scores de (2-1) à chaque fois. Trois matches se sont soldés par des scores de parité : (0-0) en match de poule le 14 mars 1984 à Bouaké à la CAN de Côte d’Ivoire et en amical le 15 février 1991 à Dakar au Sénégal. Les deux équipes ont fait jeu égal (1-1) le 26 janvier 2004 à la CAN en Tunisie. Un dernier match amical était prévu en novembre 2011 à Marrakech au Maroc. Mais n’a pas eu lieu à cause des revendications financières de la bande à Samuel Eto’o Fils, alors capitaine des Lions. Quand on évoque encore les autres adversaires du groupe du Cameroun pour ces éliminatoires de la Coupe du Monde 2018 en parlant de groupe de la mort, l’ancien latéral farouche des Lions Indomptables (C’est le qualificatif que m’a attribué le chef de l’Etat quand nous recevions les médailles après la CAN 88) est indigné. « Les gros noms ne jouent pas. Je vous l’ai dit. Je vais même vous rappeler que lors de cette CAN de 1986 déjà, il y avait dans notre groupe La Zambie, l’Algérie et le Maroc. Mais nous étions sortis premiers du groupe. Tous les adversaires sont jouables ». Comme en 1986, Algérie, Zambie et Cameroun s’étaient déjà croisés dans un groupe. Et le Nigéria d’aujourd’hui est aussi gros client que l’était le Maroc en 1986. L’histoire peut donc se répéter.