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Le décès du footballeur Patrick Ekeng Mène un médecin devant la Justice

Le décès du footballeur Patrick Ekeng Mène un médecin devant la Justice

L’affaire Patrick Ekeng, du nom du footballeur camerounais victime d’un malaise cardiaque lors d’un match du championnat roumain le 7 mai, vient de rebondir devant la justice. jeudi 30 juin, le parquet de Bucarest a annoncé des poursuites pour homicide contre Elena Duta, médecin urgentiste. Elle est accusée de n’avoir pratiqué « aucune tentative de réanimation » sur le milieu de terrain du Dinamo Bucarest, qui avait fait son entrée sur le terrain de jeu, sept minutes avant son malaise.

Elena Duta, spécialiste en médecine d’urgence, est employée d’une société d’ambulances et elle était à bord du véhicule qui a transporté le joueur jusqu’à l’hôpital, où a été constaté le décès du footballeur camerounais de 26 ans.

L’urgentiste « n’a pas évalué l’état de santé du footballeur et n’a procédé à aucune tentative de réanimation, se bornant à le remettre à l’hôpital des urgences de Bucarest », ont précisé les procureurs. « Même si les problèmes cardiaques dont il souffrait font partie des causes du décès de Patrick Ekeng, par son inaction injustifiée, Elena Duta a annulé toute chance de survie » du footballeur, a ajouté le parquet roumain.

« Rien d’anormal »

L’autopsie avait révélé que Patrick Ekeng souffrait de « problèmes cardiaques sérieux », dont une cardiomégalie (cœur volumineux) résultant d’une hypertrophie du ventricule gauche, et présentait plusieurs anomalies coronariennes. Le joueur avait passé des tests médicaux en janvier qui n’avaient « rien révélé d’anormal », selon la directrice adjointe de l’Institut national de la médecine sportive, Simona Nanoveanu.

Selon les médecins légistes cités par les poursuites, plus de 95 % des personnes souffrant de tachyarythmie survivent à un arrêt cardiaque si la défibrillation se fait dans les soixante premières secondes.

« Les chances de survie s’amenuisent de 5,5 % avec chaque minute qui passe », ont-ils précisé. Le décès de Patrick Ekeng a suscité une grande émotion à Yaoundé où il avait grandi. Sa mort fait écho à celle de son compatriote Marc-Vivien Foé, en 2003, à la suite d’une crise cardiaque en plein match entre le Cameroun et la Colombie, au stade Gerland, à Lyon.

 

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