Le Débat: «S´il y a problème au pays,la France viendra me chercher!» La nationalité occidentale est-elle devenue un mal nécessaire?

Le Débat: «S´il y a problème au pays,la France viendra me chercher!» La nationalité occidentale est-elle devenue un mal nécessaire?

«L´Italie a mis mon livre au programme scolaire 7 ans avant mon propre pays,» écrit Jean-Paul POUGALA (Facebook 1er Aout 2014). On a coutume de dire que nul n´est prophète chez soi. Cependant lorsqu´un pays refuse de façon systématique de reconnaître le mérite de ses citoyens, alors l´effet « cocotte minute » s´avère inéluctable.

À l´heure où les État s´évertuent à garder jalousement leurs citoyens distingués comme une mine d´or, il est regrettable d´observer certains pays, par leur politique calamiteuse, envoyer leurs fils et filles, sportifs, intellectuels et artistes à l´exil.

Il ne se passe plus une seule compétition internationale sans que les ambassadeurs sportifs camerounais ne prennent la poudre d´escampette. Les primes non payées, les sportifs sans infrastructures de base d´entraînement, les droits d´auteur bafoués, l´ingérence du politique, le copinage, les délégations de complaisance: telle est le quotidien du sport et des arts de notre pays. Et pourtant Dieu seul sait; combien de procès de patriotisme n´a-t-on pas fait aux sportifs ayant opté, malgré eux, pour une autre nationalité, dans le but d´obtenir de conditions de vie et de travail décentes?

Vient se joindre au « brain drain », « care drain » et au « muscles drain » une naturalisation grandissante chez les compatriotes de l´extérieur. D´ailleurs, la liste des hautes personnalités politiques, économiques, artistiques et sportives soupçonnées détenir la double-nationalité ne fait que s´élargir. Et ceci dans un État qui, officiellement refuse mordicus de revoir son code de nationalité pour tous, mais dont la classe gouvernante applique une politique à géométrie variable, créant d´une part les « VIP » de la nationalité et d´autre part les citoyens de seconde classe.

On peut voir dans l´adoption d´une nationalité étrangère (occidentale) un moyen nécessaire pour la mobilité internationale, laquelle n´est pas favorisée par un passeport camerounais, comme l´explique POUGALA au sujet de sa nationalité italienne: «(…) Avec le passeport italien je puis me rendre dans 25 pays africains sans visas, alors qu´avec un passeport camerounais, il n´y a peut-être que le Mali.» (Source: Facebook). Au-delà de la mobilité, il faut interroger la disponibilité de l´État camerounais à assister ses citoyens en danger tant à l´intérieur qu´à l´extérieur. «S´il y a problème au pays, mon pays d´adoption viendra me chercher!» affirment désormais bon nombres de naturalisés.
Ainsi, nous sommes en droit de nous poser la question de savoir si l´acquisition d´une nationalité étrangère est devenue un mal nécessaire.

Quelles sont les raisons qui poussent à opter pour une nationalité étrangère? Quelle sont les avantages et les inconvénients d´un tel choix? Telles sont les questions de la semaine

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camernews-Florence-Tsague

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