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Le concert de Booba là était alors un genre hein !

Le concert de Booba là était alors un genre hein !

15H, les portes de Mfandena sont encore fermées au public, mais les jeunes sont groupés ici et là, le soleil est un peu doux à Yaoundé et la sérénité se lit facilement sur les visages des organisateurs et même sur ceux des fans du grand musclé tatoué Sénégalo-Maroco-Français (laisse seulement trop de nationalités).
Par contre, pas de longue queue au guichet, normal, la plupart des gens ont acheté leurs billets en prévente, en plus, y’a déjà un violent business de billets qui se déroule aux alentours du stade : « yes man ! Tu veux djoum ? », un gars m’approche en ces termes, aka il a gérer ça avec mon silence, même sans billet les gars te font entrer techniquement (est-ce que ça peut manqué?).
Bref, à l’intérieur les derniers petits réglages se font. Pas de…son ou des eko ! Eko ! teste micro ! Tout ça s’est fait la veille.
Sur les gradins, les artistes de la scène C (Plateau intermédiaire) avec toute leurs suites, ô bâ manager oh ! ô bâ danseuses et danseurs oh, sont assis par groupe chacun avec sa team une place, j’ai d’abord Wanda que : Eueil ! loges no dé ?? J’ai aussi vu un tas de nouveaux jeunes communicateurs surtout ceux du web, avec les badges un genre un genre (les gars crânaient alors hein!) il y avait aussi quelques clients privilégiés qu’on avait laissé entrer. Les vendeurs de bière en canette étaient déjà en poste, (Hum, que ça pouvait manqué ?? Les camerounais avec la bière ? ?) .
Il est déjà 17H les portes du stade Ahmadou Ahijo sont enfin ouvertes; l’extérieur est déjà bondé de monde les queues ce sont rallongées entre temps (pas la queue que tu penses là hein !!). 18H30mn l’impressionnant podium prend le contrôle de l’espace sonore de Mfandena, le son cogne massa ! Commence alors un grand défilé d’artistes sur ce violent podium sous l’œil très attentif des techniciens de DIRECT PROD no make erreur, no ndèm, dans ce lot d’artistes on y trouve un peu de tout, na bah coupeurs Decaleurs oh ! na ba soukeusses oh ! Les yeux des bangandos grandement ouverts face aux déhanchés sur le côté attakatoire et sensuels de l’artiste YAILI, les ngas étaient étonifiées (étonnées) face aux coups de reins électriques « Des daltons de la capitale », les big ngas étaient à l’aise avec le son de Gomez, lui qui avouait les yaamo dans l’un de ses violents son.
Quand Dame pluie a vu ça, elle a piqué une crise de jalousie et s’est invitée au concert du gars qui quitte le quartier. Commence alors un ballait de « vas et viens » tantôt on court s’abriter tantôt on revient au stade, pendant ce temps les artistes eux, n’arrêtent pas de faire leur chose. EMPIRE COMPAGNY qui organise ce big concert sait que le temps c’est de l’argent donc pas question de céder aux petites caprices des intempéries.

En tout cas la femme du peuple, la femme au légendaire derrière très très cambré, la désormais mama Pasto, K-tino, puisse qu’il s’agit d’elle, va faire une entrée fracassante; elle va même faire un miracle, celui de faire augmenter la température sous une pluie battante. Les « beats » de DOSSEH; le nouveau disque d’or en France, le frère de l’autre, sont tellement lourds qu’ils vont provoquer les courcircuits trois fois de suite… Jacques Greg BELOBI va pas laisser son fils le Bamenda boy MASGASCO sur scène seul, lui qui se battait pour faire quelques pas de la chorégraphie, mais l’affaire là n’était pas facile pour lui, alors que le public est déjà chaud comme les SOYAS de la « brique »
23H48mn, le producteur de SIDIKI DIABATÉ et BENASH, proprio de la marque OKLM, l’ancien compagnon du micro de Pitt BACCARDI, BOOBA, débarque enfin sur la scène, décidé à tout brûler sous les cris assourdissants de son public venu de tous les coins et recoins de Yaoundé, et aussi de Douala. Les gars ont tout caler jusqu’au transport massa ! avec leur partenaire Jully Voyage ! Le gars a commencé à foutre le bordel encourager par ses gars hyper sûrs et son public. Ce sont les cris de filles que tu voulais entendre ? Le gars ne rappait même plus ! Puisque son public le faisait à sa place (faut d’ailleurs qu’il pense vraiment à partager le cachet avec ces derniers hein)…
Ça a duré comme ça pendant deux heures intenses, en partant de là je me suis seulement dit : Hum, les concerts au stade de Mfandena sont mo, il faut seulement qu’ils choisissent les saisons; le dispositif de sécurité était vraiment au rendez-vous, gendarmerie, croix rouge toilettes Ok ! On peut aisément donné un 17/20 à l’organisation.
Par ailleurs l’idée de donner l’opportunité aux jeunes artistes de s’exprimer était vraiment une très bonne idée, mais faudrait aussi peut-être penser à les respecter; on a pu remarquer la tente qui leur servait de loges sans aucune chaise, même pas des rafraîchissements n’en parlons même pas d’un mot ou même d’un SMS de remerciement, vu que personne n’a été payé. C’était quand-même la moindre des choses.
Si la team reste la même mais change plutôt de saison, en plus d’organiser sans grand sponsors hein, ça ira plus vite!
Vous êtes vraiment les « MACRON » du show biz Kamer.
Vivement le prochain yaaamo !
Guillaume « Pitt BACCARDI » Ngoumou et son équipe se battent comme ils peuvent.
Un grand marché du spectacle est-t-il entrain de prendre corps au Kamer ??

Par Phatal EBODÉ

 

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