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Le Colonel Didier Badjeck répond à Amnesty International: «Nous n’avons aucune leçon de morale à recevoir de personne»

Le Colonel Didier Badjeck répond à Amnesty International: «Nous n’avons aucune leçon de morale à recevoir de personne»

Le chef de la division communication au ministère de la Défense réagit au récent rapport de l’Ong londonienne. Dans ce document, ses enquêteurs accusent l’armée camerounaise de violations des droits de l’homme dans la guerre qu’elle livre contre la secte terroriste Boko Haram.

Après le ministre de la communication le 17 septembre 2015, c’était au tour de l’armée camerounaise de réagir samedi 19 septembre 2015. Invité ce jour-là de l’émission hebdomadaire radiophonique « Honneur et Fidélité » (Poste National de la Crtv), le responsable de la division communication du ministère de la défense a critiqué le rapport d’Amnesty international qui accable l’armée camerounaise accusée de violations des droits de l’homme dans sa lutte contre la secte terroriste Boko Haram. Non sans crier à l’affabulation et au complot. « Nous avons comme l’impression d’avoir une organisation qui dispose d’un agenda. Je peux vous dire qu’un rapport comme celui qui vient d’être publié est tout simplement ridicule et témoigne des constats à géométrie variable qui sont faits par certains quand il s’agit du Cameroun. Vous ne pensez pas que des attaques constantes du genre soient commises pour nous caresser, ou que ce soit le fait d’un hasard quand elles convergent au même moment surtout quand il y a des faits qui n’ont rien à voir avec la réalité du terrain », a-répondu le colonel Didier Badjeck à son intervieweur.

L’officier supérieur de l’armée de l’air voit dans le rapport d’Amnesty « cabale internationale ». Et dénonce des « attitudes diffamantes, grossies de manière démesurée ». Pour lui, le Cameroun mène la guerre contre Boko Haram dans la transparence. Le pilote d’avion de guerre cite l’exemple de « certains terroristes ont été jugés conformément aux lois ». Il suggère plutôt à Amnesty de soutenir et aider les victimes de Boko Haram. « Comme cette ong est très sensible à la souffrance humaine, elle devrait voir au demeurant le cas des veuves et des orphelins marqués à vie et devrait peut-être agir pour leur réconfort ». Le colonel Badjeck jure que « chaque fois qu’un écart s’est manifesté de la part d’un élément des forces de défense, le haut commandement a été impitoyable. Nous avons vu des haut responsables sanctionnés qui ont été même relevés de leurs fonctions », martèle-t-il tout en tentant d’expliquer les dérives des soldats camerounais sur le front.

« Les conditions extrêmement dures du champ de bataille, les horreurs que ces soldats vivent sur les théâtres concernant leurs frères d’armes qui sautent sur les mines, les populations lacérées, égorgées (…) cette situation est insoutenable. Il peut arriver que par voie de conséquence, les hommes soient nerveux et c’est humain ! », croit-il. Didier Badjeck ne manque pas de brocarder les médias qui applaudissent le rapport d’Amnesty international. Et au détour d’une phrase, il lance : « nous n’avons par conséquent aucune leçon de morale à recevoir de personne. Le Cameroun est un pays courageux et respectueux des droits de l’homme ».

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