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LE CHEF REBELLE CENTRAFRICAIN ABDOULAYE MISKINE LIBÉRÉ JEUDI AU CAMEROUN

LE CHEF REBELLE CENTRAFRICAIN ABDOULAYE MISKINE LIBÉRÉ JEUDI AU CAMEROUN

Le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, leader du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ayant appartenu à l’ex-coalition rebelle de la Séléka qui avait porté son chef de file Michel Djotodia au pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui, a été libéré jeudi après plus d’ un an de détention à Yaoundé, a appris Xinhua de source sécuritaire.

« Miskine a été libéré et en direction du Congo par vol spécial », a rapporté cette source.

Cette libération, selon cette source, fait suite à un échange de prisonniers entre le pouvoir de Yaoundé et le FDPC, qui détenait en otages depuis septembre et octobre 15 ressortissants camerounais et un prêtre polonais, Mateus Dziedzic, libérés mercredi grâce à une médiation congolaise, selon un communiqué officiel.

Membre de la Séléka qu’il abandonne par la suite au moment de l’ assaut final contre le régime de François Bozizé pour des raisons encore inconnues, Abdoulaye Miskine, dont on dit aussi qu’il est d’ origine tchadienne, avait été arrêté en septembre 2013 à Bertoua dans l’Est du Cameroun après une série d’attaques menées par son groupe armé sur le territoire camerounais.

Blessé lors de combats ayant opposé son groupe en mai 2013 aux combattants de l’ex-rébellion dans l’ouest de la République centrafricaine (RCA), son fief proche de la frontière avec le Cameroun, il avait pourtant été accueilli pour des soins à l’ hôpital régional de Bertoua et avait séjourné à Yaoundé pour des contacts tenus secrets avec les autorités, en vue de la résolution de la crise centrafricaine.

Transféré à Yaoundé après son arrestation, le chef rebelle centrafricain vivait en résidence surveillée dans une case de passage des services de renseignement camerounais, d’après les informations recueillies par Xinhua.

Depuis lors, ses partisans ont multiplié les attaques et les enlèvements au Cameroun pour mettre la pression sur les autorités camerounaises pour sa libération, obtenue dans le cadre d’un échange de prisonniers avec le concours d’une médiation du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine.

Aucune déclaration officielle camerounaise n’a été faite sur cet un acte qui, explique-t-on cependant les sources sécuritaires, s’inscrit surtout dans le processus de normalisation et de réconciliation nationale en cours en RCA qui veut que, comme les autres mouvements politico-militaires centrafricains, le FDPC soit transformé en parti politique.

« Le FDPC représente le groupe armé centrafricain le plus dangereux qui mène des attaques ici à l’Est. Les ex-Séléka et les anti-Balakas,on les gère plus facilement », souligne une source sécuritaire en service dans cette partie du pays.

 

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