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Le Camerounais devient-il ou naît-il voleur?

Le Camerounais devient-il ou naît-il voleur?

Si nous étions philosophe, on proposerait ce thème au baccalauréat :  le vol est-il au camerounais inné ou acquis ? Il devient à peu près banal de lire dans les médias des quatre coins du monde que des citoyens camerounais sont impliqués dans toutes sortes de trafics depuis la drogue jusqu’au « wash wash » (frabrication/duplication de faux billets de banque à l’aide d’un fameux produit chimique) en passant par les détournements de la fortune publique. Sur place au pays, les villages sont pleins de voleurs de chèvres et de cacao. En ville dans les quartiers, c’est les agresseurs qui sèment la terreur et « font la loi », au vu et au su de tous.

Dans les écoles, les responsables des APE (il serait temps de se demander le bien-fondé de cette institution dans un système où la gratuité de l’enseignement public figure dans la constitution)  avec la complicité des dirigeants d’établissements s’en donnent à cœur joie avec les cotisations des parents d’élèves.

Dans l’administration et les hautes sphères de la gestion des biens publics, on dirait que les camerounais mènent un sprint vers Kondengui. On dirait que plus on en met en prison, plus ils volent! Les mauvaises langues disent que les hauts cadres et intellectuels qui y sont logés peuvent former tout un gouvernement et demi !  Le « Ngom’na » dépassé par la vitesse des pilleurs est obligé de créer des prisons supplémentaires et des juridictions spéciales à-la-va-vite.

Le vol est tellement ancré dans nos mœurs au point où il est devenu le sport national à même de supplanter le football !  On a longtemps pensé que l’Occident était le paradis. Hélas, au paradis aussi, on expérimente que le camerounais en prenant le vol n’a pas laissé son vol au pays!

En Allemagne par exemple, pratiquement à toutes les Assemblées générales des associations culturelles, sportives ou professionnelles, le chapitre du vol figure souvent à l’ordre du jour et préside toujours au déclin de ces regroupements compatriotiques.

Du village jusqu’au lointain Occident en passant par l’école, le marché, l’église, l’hôpital, la justice, l’armée et la police, la douane, les impôts, l’appareil étatique, les camerounais volent. Le vol est multiforme et plurinominal : on l’appelle détournement, escroquerie, feymania, tricherie, corruption, surfacturation, livraisons fictives, godasse ou parapluie, « relations », « avoir quelqu’un »… Pourquoi les camerounais volent-ils tant ? Si le vol est congénital chez l’être camerounais, alors c’est inguérissable. S’il est spontané, alors peut-être qu’il serait possible de créer un centre national thérapeutique. Vos contributions sont les bienvenues. On fait comment ?

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