Le Cameroun ouvre le débat sur la pertinence des OGM dans le développement durable

Enjeux et défis des OGM pour un développement durable du Cameroun». C’est sur ce thème que s’ouvre le 8 septembre 2015, et ce jusqu’au 10 septembre prochain, le tout premier forum national sur les OGM au Cameroun. Organisé par le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, cette rencontre regroupera les universitaires, les entreprises, les administrations publiques, les instituts de recherche, etc.

Les échanges prévus au cours de cette rencontre, apprend-on, vont «permettre au gouvernement de prendre des mesures de prudence, afin d’assurer la protection de son espace environnemental, social, culturel et économique, et d’opérer ainsi des choix face aux enjeux de la biotechnologie moderne. Cette initiative s’inspire du contexte actuel marqué par la manipulation transgénique des êtres vivants et sur le difficile consensus sur les OGM au niveau mondial».

Dans une étude intitulée «Alerte aux OGM», le Dr Wilfried Mbatcham, chercheur en biotechnologie, révèle que«25% des produits qui existent au Cameroun sont génétiquement modifiés». Parmi ces produits, soutient-il, l’on trouve les céréales telles que le riz, les farines pour enfants, et des huiles faites à base de soja, tous des produits importés.

Cependant, localement, les OGM ne sont pas encore véritablement d’actualité. Seule la Société de développement du coton (Sodecoton) a déjà clairement exprimé son vœu d’introduire le coton transgénique au Cameroun, afin d’accroître sa production.

Pour ce faire, entre 2012 et 2014, des études ont été effectuées en milieu clos. Selon les prévisions de cette agro-industrie, les essais en milieu ouvert débuteront cette année, pour une production effective du coton transgénique qui pourrait intervenir au bout de 3 ans, apprend-on de sources autorisées.