Le Cameroun lance l’exploitation industrielle de l’or et du fer

Selon le ministère des Mines, les sociétés Caminco SA et Sinosteel vont démarrer leurs activités dans deux gisements dans les tout prochains jours.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, a annoncé lors de l’ouverture, mercredi dernier à Yaoundé, de la deuxième édition de la Conférence internationale sur les mines et exposition du Cameroun (Cimec), que deux compagnies ont été retenues pour le lancement, dans les tout prochains jours, de l’exploitation industrielle de l’or et du fer. La Cameroon Mining Corporation (Caminco SA) va ainsi inaugurer l’exploitation de l’or par un gisement situé dans l’arrondissement de Bétaré Oya (Est), tandis que la société chinoise  Sinosteel, exploitera un gisement de fer dans le département de l’Océan (région du Sud). Pour Fuh Calistus Gentry, « les Camerounais placent beaucoup d’espoirs dans le secteur minier qui est non seulement générateur d’emplois et de revenus pour l’Etat, mais aussi vecteur de croissance économique et de développement ».

Aussi le Cameroun compte-t-il devenir, maintenant qu’il se lance dans l’exploitation industrielle de son potentiel minier, un acteur de premier plan dans la sous-région Afrique centrale et même au-delà, dans le domaine. D’où le thème « Développement durable du secteur minier en Afrique centrale », retenu pour l’édition en cours de la Cimec.  Au cours de la conférence de presse en prélude à cet événement, le 18 mars dernier à Yaoundé, le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Mines, qui en est par ailleurs président du comité d’organisation, avait laissé entendre qu’« à long terme, ce grand rendez-vous ambitionne d’atteindre le même niveau que celui d’Indaba en Afrique du Sud, ou encore le Pacd au Canada ». C’est ce qui justifie la présence, à cette deuxième édition, de représentants des certains ministres des Mines d’Afrique centrale. Car, il est question de « fédérer les efforts pour accélérer le développement de ce secteur».

En effet, «le Cimec est la plateforme par excellence pour rassembler, d’une part, les entrepreneurs du secteur minier en Afrique centrale à la recherche des partenaires pour développer, améliorer, diversifier et accroitre leurs opérations et, d’autre part, des experts, entrepreneurs, bailleurs de fonds, institutions financières, et les banques, pour échanger sur les questions de financement, mais également investir», affirmait en mars Fuh Calistus Gentry. Qui ajoutait : «Notre pays est situé au cœur de l’Afrique. Sa position stratégique dans le Golfe de Guinée, son bilinguisme, ses ressources naturelles abondantes, un bon niveau de qualification de la main d’œuvre, un grand potentiel énergétique, un bon niveau de qualification de la main d’œuvre de base, l’existence des infrastructures portuaires, routières et ferroviaires feront de lui le centre de négociation en matière minière de la zone Cemac ».