Le Cameroun craint l`endoctrinement de ses prisonniers par des adeptes de Boko Haram

L’un des défis majeurs de l’administration pénitentiaire camerounaise est aujourd’hui ‘’l`encadrement des centaines d’adeptes de la secte Boko Haram, enclins à l’endoctrinement des autres détenus », selon le ministre de la Justice Laurent Esso.

S’exprimant jeudi à Yaoundé, la capitale du pays au cours d’une session du Conseil de cabinet qui est l’instance de régulation de l’action gouvernementale, il n’a toutefois pas indiqué si des mesures préventives étaient arrêtées ou déjà en vigueur pour combattre cette menace.

Laurent Esso a cependant annoncé la poursuite des recrutements de personnel d’encadrement, la réhabilitation des prisons et l’aménagement des quartiers féminins et mineurs dans les  prisons qui n’en disposent pas encore.

Il a aussi plaidé pour la revalorisation des dotations budgétaires relatives à la prise en charge alimentaire et sanitaire des détenus, au renouvellement du parc automobile des délégations régionales, à l’acquisition d’armes et matériels de sécurité adéquats ainsi qu’à la création d’un fonds d’intervention d’urgence.

Le Cameroun compte actuellement 10 prisons centrales, 50 prisons principales et 18 prisons secondaires qui, au 31 mai 2015 et selon les chiffres officiels, hébergeaient 26.702 personnes privées de liberté à divers titres.

Selon des études jugées sérieuses et en dehors du surpeuplement, les prisons camerounaises sont réputées être occupées en grande partie par des personnes en proie à de trop longues détentions préventives du fait de lenteurs judiciaires.