Le Cameroun à l’ère du numérique

Un vent fort souffle sur le Cameroun et même sur l’Afrique en générale. Au vue des évènements de ces dernières  années assisterait- on à une révolution digitale de l’Afrique ?

Avec l’avènement, du digital en Afrique et principalement au Cameroun, l’innovation a suivi et suit encore. Y’a quelques année, c’était le groupe Bolloré qui permettait l’implantation du magasin « casino » au Cameroun. Aujourd’hui c’est le groupe CFAO qui vient  avec «  super U »  le grand magasin Carrefour s’invite dans la partie. Nous sommes tentés de nous demander concrètement ce que cette prolifération de magasin apporte à notre très cher Cameroun ou même notre mère Afrique. Je crois que la réponse est inévitablement déjà présente sur le marché africain et aussi camerounais. Les paiements numériques, facilité d’achats et les livraisons à domicile. Domaine qui jusqu’ici subit une rude concurrence des  géants tel : Cdiscount, une Filiale du Groupe CASINO au même titre que le site de e-commerce françaisCdiscount.com. Aujourd’hui numéro 1 du e-commerce en France. Et  la startup nigériane JUMIA appartenant à la africa internet group et soutenu parROCKET internet group l’un des incubateurs d’internet les plus géant à la sphère mondiale. Un concept « simple » et une image forte : « Faire ses achats sur Internet, mais à prix concurrentiel » gage d’un vrai changement.

Le plus intéressant dans cette transformation que subit le continent mais surtout le Cameroun, reste dans le domaine de la téléphonie. Bientôt, pour écrire des sms, on ne sera plus obligé d’utiliser le Français, l’Anglais ou l’Allemand. On pourra les envoyer en Medûmba, en Ewondo, en Haoussa, en Foufouldé, ou dans toute langue africaine de son choix. Ce nouveau moyen de communication sera possible grâce au clavier numérique pour langues camerounaises et langues africaines, un support créé par Téguia Bogni Frédérick, chercheur camerounais. La présente innovation porte sur la modélisation de trois claviers téléphoniques : un clavier physique T12, un clavier virtuel T12 et un clavier physique pour téléphone intelligent. Le clavier physique T12 s’est vu ajouter une lettre supplémentaire mais spécifique aux langues africaines, sur chaque touche. Le clavier virtuel, quant à lui, présente toutes les lettres spécifiques, disposées en fonction de leur occurrence, mais davantage en tenant compte de leur accessibilité. Sur le dernier clavier, celui d’un téléphone intelligent, toutes les lettres spécifiques pour assimilation dans la plupart du temps ont été ajoutées. Une touche modificatrice « Win » pour accéder aux caractères spéciaux qui, dans le cas d’espèce, sont en bleu. A côté de cela, il a été choisi les quatre lettres de la « 2 » pour matérialiser la méthode d’entrée correspondante au mode de saisie.

« Ces claviers permettront d’écrire les langues africaines, au moins un millier. La particularité ici, c’est la prise en charge de toutes les caractéristiques spécifiques, mais également et surtout les diacritiques (tons). Cela pourrait déboucher sur divers apprentissages tels le Mobile- Learning, ou l’e-Learning. Ceci, à mon sens, devrait revigorer et revaloriser les langues africaines », a expliqué Téguia Bogni Frédérick.

N’est ce pas là une grande avancé dans le monde de la téléphonie, dans le monde du numérique mais aussi pour  l’image de marque de notre Cameroun ? Néanmoins, il y’a de l’espoir.