Le BIT veut réduire la proportion de l’économie informelle au Cameroun

Tout au long de la période 2016-2017, la représentation du Bureau international du Travail (BIT) au Cameroun encouragera toutes les initiatives visant à faire migrer les opérateurs du secteur informel vers le secteur formel. C’est ce qu’a indiqué au patronat camerounais, qu’elle vient de rencontrer à Douala, la nouvelle responsable du BIT au Cameroun, Vera Lucia Paquete Perdigao.

«L’une de nos actions fortes sera de travailler à la transition rapide des acteurs du monde informel vers le formel. Je parle ici de l’économie informelle, dont les acteurs sont de plus en plus nombreux. Nous avons mené des études qui nous permettent de comprendre que beaucoup s’y engouffrent par ignorance, et aussi parce qu’ils veulent parfois éviter les impôts. Or, ils doivent savoir qu’il est avantageux de travailler dans le secteur formel», a indiqué Vera Lucia Paquete Perdigao au Quotidien de l’Economie.

Selon une étude de la représentation locale de la Banque mondiale publiée en janvier 2012, au Cameroun, le secteur privé formel et le secteur public représentent respectivement 4% et 6% des travailleurs. 90% des travailleurs sont donc concentrés dans le secteur informel, avec une prépondérance pour l’agriculture, qui emploie environ 53% de la main d’œuvre informelle du pays, contre 37% dans les services et le commerce de détail.