Le Baccalauréat camerounais délibéré à 8,50

Par ailleurs, le taux de réussite qui est de 56,99% connaît une hausse par rapport à l’année dernière.

Les larmes des candidats recalés au baccalauréat 2015 coulent depuis le 18 juillet 2015. Le calendrier officiel de l’année scolaire 2014-2015 signé par le ministre des Enseignements secondaires indiquaient résultats du baccalauréat pour ce jour. Quelques jours avant, ils sont connus et enregistrent une légère hausse cette année. Joint au téléphone hier, Urbain, le chargé de la communication de l’Office du baccalauréat du Cameroun a affirmé qu’il lui était difficile de donner des indications sur le taux de réussite du baccalauréat technique. « Toutefois, s’agissant du baccalauréat de l’enseignement général (Esg), le taux de réussite est de 56,99 %. L’année dernière, ce taux était de 55,12 %. Bien évidemment, il y a une hausse par rapport à l’année dernière ».
Ces résultats interviennent une semaine après les délibérations sur toute l’étendue nationale lundi. En effet, le lundi 13 juillet 2015, les délibérations se sont achevées au Cameroun. Après les

résultats duBepc, il y a deux semaines, les lauréats du baccalauréat 2015 sont définitivement situés. Plusieurs enseignants interrogés confient que ledit examen a été délibéré à 8,50.
Une nette démarcation par rapport à une session antérieure où le bac a été délibéré à 7,50. Un président de jury se confie même : « il y avait plusieurs cas de délibérations. Ceux qui ont eu 8,50 et 9 de moyenne au premier groupe ont été déclarés admis. Il fallait dans ce sens avoir deux moyennes dans les matières du premier groupe. L’enjeu désormais est d’empêcher les candidats de passer le baccalauréat avec moins de neuf de moyenne ». Il a joute que « Cette année, il n’y a pas eu de pondération des notes, c’est-à-dire, d’ajout des points dans les séries littéraires comme c’était le cas lors des éditions passées ».
Un autre précise que « La tendance, c’est de valoriser le baccalauréat. Rien ne sera plus comme avant ».Au total, il y a eu selon plusieurs enseignants rencontrés hier à Yaoundé, trois conditions d’admission. Toutefois, le bacalauréat 2015 n’est pas mauvais dans l’ensemble.
Deux enseignants de lycées de mathématiques et de lettres à Yaoundé expliquent que ceux qui ont réussi ont largement mérité. De même, pour-suit-il, «L’Office a fait un travail impeccable cette année, l’ « eau » n’a pas coulé et les frais de correction ont été payés à temps »