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L’avantage de Paul Georges Ntep, Bahebeck, ou Umtiti est qu’il est pas cher et est puissant

L’avantage de Paul Georges Ntep, Bahebeck, ou Umtiti est qu’il est pas cher et est puissant

Umtiti a déclaré sa flamme à la France. Les deux autres tergiversent . Dans leur pays, on les traite de tous les noms. Même dans l’exercice de leur métier, ils sont stigmatisés. Après Laurent Blanc il y a trois ans alors qu’il était sélectionneur de l’équipe nationale française, Willy Sagnol, nouvellement promu coach de Bordeaux s’est lâché. Il ne souhaite plus recruter des joueurs africains parce qu’ils n’ont pas de la technique, de l’intelligence, de la discipline, ni la bonne mentalité.

Trois ans après « l’affaire des quotas » qui avait enflammé le foot français, c’est Willy Sagnol, l’entraîneur des Girondins de Bordeaux, qui dérape sur les qualités prêtées aux joueurs africains.

Si, il y a trois ans, c’est dans le huis clos d’une discussion à la Direction technique nationale entre Laurent Blanc et le DTN François Blaquart, entre autres, qu’avaient été évoqué le sujet et balancés les clichés les plus lourdingues sur les joueurs africains, cette fois c’est lors d’une rencontre avec les lecteurs de Sud Ouest, que Sagnol se lâche. Répondant à une question sur la gestion de son effectif, amputé de plusieurs joueurs en janvier pour cause de Coupe d’Afrique des nations, il explique : « Tant que je serai entraîneur des Girondins, il y [en] aura beaucoup moins qui rejoindront les rangs de Bordeaux. Je n’ai pas envie de me retrouver tous les deux ans avec 12 joueurs susceptibles d’être absents à cette période. » C’est objectivement un problème auquel sont effectivement confrontés tous les entraîneurs de Ligue 1.

Mais relancé sur le sujet, Sagnol ressort les arguments qui avaient nourri la polémique il y a trois ans, sur les Africains dont les qualités physiques primeraient sur les tactiques. « L’avantage du joueur, je dirais typique africain : il n’est pas cher, généralement prêt au combat, on peut le qualifier de puissant sur un terrain. Mais le foot, ce n’est pas que ça, c’est aussi de la technique, de l’intelligence, de la discipline, dit Sagnol, qui débute cette saison sur le banc d’une équipe de L1 après avoir dirigé l’équipe de France espoirs. Il faut de tout. Il faut des Nordiques aussi. C’est bien les Nordiques, ils ont une bonne mentalité. Une équipe de foot, c’est un mélange. C’est comme la vie, c’est comme la France. Sur un terrain, on a des défenseurs, des attaquants, des milieux, des grands, des rapides, des petits, des techniques. Voilà. »

Des propos qui ont fait jaser sur les réseaux sociaux où Sagnol en prend pour son grade. Du coup, Sud Ouest s’est senti obligé d’expliquer pourquoi, à son avis, il n’y avait pas de polémique Sagnol. Pas sûr que ça suffise à calmer le jeu.

Pour mémoire, dans l’affaire des quotas, Laurent Blanc disait : « Et qu’est-ce qu’il y a comme grands, costauds, puissants ? Des Blacks. C’est comme ça. C’est un fait actuel. Dieu sait que dans les centres de formation et les écoles de football, il y en a beaucoup. »

 

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