L’armée libère trois otages des mains des sécessionnistes présumés

Les forces de défense et de sécurité camerounaises ont libéré lors d’une “opération spéciale” menée mardi, un ingénieur tunisien et deux techniciens camerounais kidnappés par un groupe armé sécessionniste présumé la semaine dernière dans la région anglophone camerounaise du Sud-Ouest, plongée dans la crise avec celle du Nord-Ouest depuis fin 2016, selon un communiqué officiel lu à la télévision nationale.

L’ingénieur de génie civil tunisien et les deux techniciens camerounais sont des employés de Sorabat, une entreprise de BTP tunisienne bénéficiaire d’un contrat de construction d’une route reliant les localités de Kumba et d’Isangele, dans le sud-ouest du Cameroun.

Les trois hommes avaient été enlevés lors d’une attaque sécessionniste présumée survenue le 15 mars alors qu’ils travaillaient sur ce chantier, précise le communiqué d’Issa Tchiroma Bakary, le ministre de la Communication, lu au journal parlé de Cameroon Radio and Television (CRTV), l’office de radiodiffusion et télévision public du Cameroun, mardi soir.

L’ingénieur tunisien n’est pas le seul ressortissant de son pays travaillant pour la même entreprise à être pris en otage lors de cette attaque. Ils sont deux au total, mais le deuxième a été tué et “son corps récupéré” lors de l’opération menée par les forces camerounaises mardi matin pour leur libération et celle de leurs collègues, deux techniciens camerounais, selon le communiqué du porte-parole du gouvernement.

“A l’issue de cette opération, quatre terroristes ont été neutralisés (tués)”, informe-t-il parlant des assaillants membres présumés de groupes armés sécessionnistes que les autorités camerounaises qualifient de terroristes, à cause notamment de leurs attaques violentes de plus en plus répétées dans les deux régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest où ces mouvements séparatistes ont déclaré à titre symbolique un Etat indépendant du nom d’Ambazonie, en octobre 2017, exacerbant des tensions déjà vives dans cette partie du Cameroun depuis un an.

Selon le ministre de la Communication, les ravisseurs avaient “menacé d’exécuter les otages si une rançon ne leur était pas versée dans les 24 heures”.

Neuf ingénieurs de génie civil camerounais demeurent en captivité depuis leur enlèvement survenu lors d’une mission dans le Sud-Ouest en novembre 2017, ont fait remarquer des observateurs locaux. F

Source: Agence de presse Xinhua