L’Ambassadeur du Japon au Cameroun octroie une aide alimentaire aux réfugiés centrafricains

En remettant vendredi 12 juin dernier à Douala le don destiné aux réfugiés, Kunio Okamura, ambassadeur du Japon au Cameroun, a souhaité que l’assistance de son pays contribue au retour à la vie normale de la population.

Le don en denrées alimentaire remis par le nouvel ambassadeur nippon au Cameroun est constitué de riz, légumineuses d’huile et d’un mélange de farine de maïs et de soja. Remis vendredi dernier au Programme alimentaire mondiale (PAM), il est destiné aux 123 000 réfugiés et déplacés de la République centrafricaine en terre camerounaise.

Kunio Okamura a indiqué que son pays se sent très concerné par la situation des personnes vulnérable déplacé de la RCA. Une situation qui nécessite la solidarité de la communauté internationale. Le diplomate japonais s’est également montré très reconnaissant de l’engagement continu du gouvernement camerounais qui fournit une assistance humanitaire aux populations en détresse de la RCA.

Selon les informations de l’agence africaine d’information et de communication, ils sont plus de 250 000 réfugiés au Cameroun, arrivé pour la majorité lors des 6 derniers mois. Ils portent pour longtemps encore les séquelles, tant physiques que psychologiques, de la guerre civile centrafricaine.

Le flux des refugiés au Cameroun, 10 000 par semaine en début d’année, a engendré le déploiement des institutions internationales telle que le HCR, le PAM, Médecins sans frontière, la Croix rouge, etc. Le peuplement subite et les investissements y relatifs ont modifié le cours de la vie dans les villages. Ecoles, puits, centre de santé et divers aménagements procurent du travail et des revenus aux autochtones, contribuant à un développement inattendu, mais non sans susciter des inquiétudes d’ordre sécuritaire.

Sur place en Centrafrique, la situation semble plus alarmante encore. En réceptionnant le don japonais, Guy Adoua, représentant adjoint du PAM en RCA a indiqué que « ce pays vit une crise répétée depuis plusieurs années. Cela a eu des répercutions très négatives sur la sécurité alimentaire. Le tiers de la population est en insécurité alimentaire modérée et sévère. Si le programme alimentaire n’intervient pas, 30% de la population peut passer à la famine »