L’abattage clandestin d’animaux est interdit par la loi

Dr Guy Irénée Mimbang, délégué départemental du Minepia pour le Wouri.

Qu’entend-on concrètement par abattage clandestin ?

L’abattage clandestin c’est lorsqu’une personne malveillante abat tout seul un animal et vend justement la viande issue de cet animal. C’est quelque chose d’interdit par la loi, parce que toute viande ou tout produit d’origine animale, avant d’être mis à la consommation, doit faire l’objet d’une inspection sanitaire vétérinaire par les services vétérinaires agréés.

Quels dangers pour les consommateurs ? 

Les dangers sont multiples. Il y a des maladies qui peuvent se transmettre des animaux aux hommes, ce que nous appelons les zoonoses. Une viande qui n’a pas été inspectée peut véhiculer ces différentes maladies. C’est pour cette raison que nous disons toujours aux populations d’acheter leur viande chez des bouchers reconnus, mais aussi de s’assurer qu’ils  achètent une viande estampillée.

Lorsque cette viande est estampillée, cela suppose qu’elle a fait l’objet d’une inspection sanitaire et que les vétérinaires ont trouvé que c’est une viande bonne pour la consommation humaine. Nous disons aux consommateurs de faire attention aux gens qui viennent souvent vendre les viandes dans les quartiers : au-delà du fait que ce sont des viandes douteuses, leur conservation n’est pas bonne.

Quelles mesures sont prises pour combattre cette pratique ?

Nous combattons l’abattage clandestin avec la plus grande énergie. Nous avons nos collaborateurs disséminés partout à travers la ville de Douala. Nous avons la chance que le ministre nous a envoyé beaucoup de personnel, mais nous avons aussi des populations qui nous appellent quand elles constatent qu’il y a des abattages suspects. Là nous envoyons directement nos agents agir avec des éléments de force de l’ordre qui nous appuient.

Pour ces personnes malveillantes, lorsque nous leur mettons la main dessus, nous saisissons tous les produits que nous détruisons directement. En plus, nous en faisons un objet de poursuite judiciaire comme prévu par la règlementation de notre pays. Cette pratique est en train de reculer dans la ville de Douala grâce à nos collaborateurs et l’appui des populations.