LA TOMBE DE AMADOU AHIDJO SEMBLE ÊTRE DEVENUE UN HAUT LIEU DE PÈLERINAGE POUR DE NOMBREUX CAMEROUNAIS DE PASSAGE À DAKAR.

LA TOMBE DE AMADOU AHIDJO SEMBLE ÊTRE DEVENUE UN HAUT LIEU DE PÈLERINAGE POUR DE NOMBREUX CAMEROUNAIS DE PASSAGE À DAKAR.

Voir la tombe de Ahidjo et mourir c’est, paraît-il, le défi que se sont lancés de nombreux Camerounais. Du moins ceuxlà qui fréquentent la capitale sénégalaise et pour qui le détour par le cimetière de Yoff est devenu un véritable rituel. Il paraît qu’on l’a observé en marge du Sommet de la Francophonie qui s’est tenu le week-end dernier à Dakar. Certains membres de la délégation officielle du Cameroun sont allés fleurir la tombe du Grand Camarade.

D’autres ont même prié dessus. Certainement pour s’attirer des bénédictions. Chose très utile en ces temps où on ne parle plus que de succession à la tête de l’Etat. On découvre aussi  que l’ancien Président même mort continue à exercer une forte influence sur les apprentis sorciers et garde de nombreux partisans dans le sillage de son successeur. Il s’agit de toutes ces taupes qui tiennent des discours de soutien le jour, mais qui la nuit, s’en vont dire des messes noires pour faire échec au Renouveau et à son concepteur. Une armée d’hypocrites qui sabotent les programmes gouvernementaux, pour monter le peuple contre le pouvoir en place.

Des gens qu’on doit dénoncer avec la dernière énergie parce qu’ils sèment sournoisement la haine et la mort et projettent de faire main-basse sur le pays une fois qu’ils l’auront fragilisé. D’ailleurs pourquoi ne se mettent-ils pas ouvertement au service de cette cause qu’ils disent en privé vouloir défendre ? Beaucoup de Camerounais le font, sans pour autant être inquiétés. Le cas de Aboubakar Ousman Mey, frère aîné du Ministre des Finances qui prend fait et cause pour Ahidjo.

Il ne s’en cache guère et multiplie les initiatives pour le rapatriement du corps de l’ancien timonier. Ces hypocrites feraient mieux d’agir ainsi, au lieu de trainer dans le sillage du Nom Ngui’i pour saboter son action. Mais une chose est sûre, ces pèlerinages ne valent rien du tout. L’avenir politique se joue sur place au Cameroun et ceux qui aspirent à gouverner doivent se préparer sur le terrain. A l’heure de la succession, seules les urnes parleront et rien d’autre. C’est comme ça dans un contexte démocratique. Point barre !

 

camernews-Tombe-Ahidjo

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