La School of heath and medical sciences de Kumbo accréditée

Les atouts de cet établissement, appartenant à la Catholic University of Cameroon (Catuc), ont été appréciés lors de la 3e session de la Commission nationale de la formation médicale

La School of health and medical sciences de la Catholic university of Cameroon (Catuc) à Kumbo, dans le Nord-Ouest, vient d’être accréditée à délivrer des formations dans la filière médicale, d’après un communiqué signé par le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Pr. Jacques Fame Ndongo, le 15 juin.

La demande d’accréditation de cette école, présentée par le recteur de l’université de Yaoundé I, Pr. Maurice Aurélien Sosso, a été étudiée favorablement au cours de la troisième session de la Commission nationale de la formation médicale, pharmaceutique et odontostomatologique du Cameroun (Cnfmp), tenue le 12 juin dernier à Yaoundé, sous la présidence du Minesup.

Les membres de la Commission ont validé sept critères d’accréditation «pour la filière médicale uniquement», à l’instar du fait qu’elle possède: «un hôpital d’application connu et efficient» (l’hôpital catholique Sainte Elisabeth de Shisong dans le Nord-Ouest); «l’existence de contrats avec des enseignants de haut niveau nationaux et internationaux», «des programmes validés par une faculté agréée»(la Faculty of health sciences de l’université de Buea).

La 3e session de la CNFMP est également revenue sur le problème des étudiants inscrits dans les instituts privés d’enseignement supérieur (IPES), contraints depuis l’année académique 2013-2014 à payer les frais d’établissements exigibles par les promoteurs. Avant la réforme de la formation médicale en 2013, chaque étudiant y payait juste 50.000 F CFA, comme dans les facultés de médecine des universités publiques. Aujourd’hui, les étudiants inscrits dans les deux seuls établissements privés accrédités – l’Institut supérieur des Sciences de la santé de Bangangté (Ouest-Cameroun) et l’Institut supérieur des Technologies médicales de Nkolondom à Yaoundé – payent des frais de formation annuels oscillant parfois autour de 1,2 million de F CFA.

La réforme de 2013 avait également décidé de l’organisation examen national unique d’aptitude à l’entrée et à la sortie de la formation pour tous les candidats. «Après des échanges nourris et dans l’optique de l’organisation harmonieuse des sessions à venir, les participants ont proposé l’organisation de l’examen national d’aptitude à la formation médicale en une session unique mais déclinée en deux modules distincts (public ou privé) portant sur les mêmes épreuves, avec les mêmes correcteurs et le même jury. Par ailleurs, le choix du candidat sera limité à un seul établissement et une seule filière. Aucune subvention de l’Etat n’est prévue pour les droits universitaires fixés par les instituts privés», a décidé la Commission dans sa session du 12 juin 2015.

Cette année, comme dans les éditions ultérieures, le concours sera ouvert pour 800 places (500 en médecine, 150 en pharmacie et 150 en odontostomatologie).

Pour rappel, la première session de la Commission nationale de la formation médicale, pharmaceutique et odontostomatologique du Cameroun s’est tenue le 30 juillet 2013. A l’issue des travaux, six établissements (quatre structures publiques et deux privées) avaient été habilités à dispenser les enseignements dans ce domaine: La faculté de Médecine et des Sciences biomédicales de l’université de Yaoundé I; La Faculté des Sciences de la santé de l’université de Buea; la faculté de Médecine et des Sciences pharmaceutiques de l’université de Douala; La faculté des Sciences de la santé de Bamenda; l’Institut supérieur des sciences de la santé de Bangangté; l’Institut supérieur des technologies médicales de Nkolondom à Yaoundé. Structures auxquelles il faut désormais ajouter la School of health and medical sciences de la Catholic university of Cameroon.