La Revue de presse africaine

Nous l’avons déjà souligné sur cet espace : le Niger et le Nigéria ne partagent pas qu’une presqu’homonymie de noms ; leur histoire récente se tresse à coups de larmes et de joies partagées. Le Niger est sans doute celui des pays voisins du Nigéria, pays de naissance de Boko Haram, qui a le plus souffert ces jours derniers des violences de la secte islamiste. C’est pourquoi cette revue de la presse catholique africaine s’ouvre par le grand espace que DIOCESE DE MARADI-NIGER consacre à la visite au Niger du président nigérian nouvellement élu, Muhammadu Buhari.

Visite « d’amitié et de travail» (3-4 juin, Ndlr) du président nigérian conduisant une forte délégation chez le voisin-frère, et sanctionnée par un communiqué conjoint qui réaffirme, suivant ce que nous lisons sur DIOCESE DE MARADI, qu’« en abordant les questions de défense et de sécurité, les deux Chefs d’Etat ont à nouveau vivement condamné les actes terroristes de la secte Boko Haram au Nigeria et dans les pays voisins ». Mahamadou Issoufou, président du Niger et Muhammadu Buhari, du Nigéria « se sont engagés à renforcer les opérations de patrouilles transfrontalières mixtes sous les auspices de la Grande Commission Mixte Nigéro-Nigériane, en leur dotant de beaucoup plus de moyens humains, logistiques et financiers ».

En République démocratique du Congo, CENCO, le portail de la Conférence épiscopale nationale, rend compte de la double ordination épiscopale qui vient d’égayer la vie chrétienne «une grâce accordée à l’Archidiocèse de Kinshasa qui compte désormais quatre évêques auxiliaires ». Les nouveaux Auxiliaires sont Mgr Jean-Pierre Kwambamba et Mgr Donatien Bafuidinsoni. La messe fut présidée par le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa. « Dans son homélie, le cardinal a souligné que les évêques sont, à la suite du Christ, médiateurs par excellence d’une alliance nouvelle scellée par son sang, médiateurs entre Dieu et son peuple. En appelant les deux prêtres au sacerdoce et à l’épiscopat, le Seigneur les associe Lui-même à sa mission pour être des serviteurs (…). Ils doivent être des rassembleurs, des artisans d’unité et de réconciliation. Ils doivent accepter de faire l’expérience de la croix et protéger le peuple de Dieu par le témoignage d’une vie lumineuse. Plus de vingt évêques ont rehaussé de leur présence cette cérémonie de prière, de louange à Dieu et de fête », précise le portail de la Conférence épiscopale nationale du Congo.

Dans l’autre Congo, le journal LA SEMAINE AFRICAINE qui paraît à Brazzaville nous rend également compte d’une messe s’inscrivant dans le contexte historique tourmenté de ces dernières années au Congo-Brazzaville. Au moment où l’Eglise y appelle la classe politique à ne pas prendre prétexte des interrogations autour des prochaines échéances électorales pour rallumer la mèche de la confrontation violente comme par le passé récent, Gislain Wilfrid Boumba nous apprend que « vendredi 5 juin 2015, une messe pour la consolidation de la paix au Congo (a été) célébrée par Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, et concélébrée par NN.SS Louis Portella-Mbuyu, évêque de Kinkala, et Victor Abagna-Mossa, évêque d’Owando » en présence « du président de la République, Denis Sassou Nguesso, accompagné de son épouse (…) des membres du gouvernement et des corps constitués nationaux, ainsi que des autorités civiles, politiques et militaires du pays ».

La date choisie était celle de la commémoration du « triste anniversaire pour la Nation congolaise (du) 18ème anniversaire du déclenchement de la guerre du 5 juin 1997 ». « Mgr Anatole Milandou, après avoir circonscrit le motif et l’intérêt de ce rassemblement liturgique, a (…) souligné l’avantage de recourir au dialogue ainsi que ses bienfaits qui ont pour résultat la consolidation de la paix, la concorde et la réconciliation dans le pays dont l’histoire s’écrit malheureusement avec le sang de ses filles et fils qui ont quitté parfois précocement ce monde ».

Rendons-nous maintenant dans l’Archidiocèse de Dakar, au Sénégal, où l’heure est aux préparatifs de la visite historique du Cardinal Arlindo Gomes Furtado, premier Cardinal de l’histoire du Cap Vert. « Sur invitation des Evêques du Sénégal », le Cardinal effectue une visite de trois jours à Dakar, nous renseigne SENEGLISE, et « placée sous le signe de la communion et de la fraternité entre les Eglises du Cap-Vert et du Sénégal ». A noter que le Cap-Vert, le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée-Bissau forment une seule conférence épiscopale, et que le Cardinal Furtado a été créé Cardinal au consistoire de février dernier.

Terminons par LA CROIX de Madagascar qui nous annonce que « le Conseil Chrétien des Eglises à Madagasikara ou FFKM célèbre cette année les 35 ans d’existence de cette structure. Les manifestations ce jeudi 11 juin à l’Hôtel de Ville Analakely (par) une exposition retraçant l’historique du FFKM ». Nous aurons peut-être l’occasion d’y revenir.

A la semaine prochaine !