La Revue de la presse catholique africaine

C’est, comme d’habitude, par les nouvelles de la grande famille des médias que s’ouvre cette revue de la presse catholique africaine. De République démocratique du Congo nous arrivent deux nouvelles de joie : d’abord la reprise du signal de la Radiotélévision catholique ELIKYA de Kinshasa, coupée par les autorités depuis le 16 janvier dernier. Ensuite, la célébration dans ce pays de la Journée mondiale des moyens de communication sociale (MCS). Concernant la première information rappelons qu’à l’époque l’antenne catholique d’avoir relayé un appel de l’opposition à manifester contre un projet de loi électorale contesté pouvant ouvrir la possibilité au Chef de l’Etat de briguer un 3è mandat que la Constitution lui interdit.

Le site internet de la Commission épiscopale nationale du Congo pour les MCS qui a annoncé la reprise des émissions d’Elikya a indiqué : « Jusqu’à présent on joue encore de la musique, le temps que l’équipe s’organise pour les émissions ».

Pour la célébration nationale des MCS en République démocratique du Congo, on lit sur CENCO le rappel que le Pape François a choisi la 49è Journée mondiale sur le thème de la famille : « Famille et communication ». CENCO rappelle : « La famille la plus belle, protagoniste et non pas problématique, est celle qui sait communiquer en partant du témoignage, de la beauté et de la richesse de la relation entre homme et femme, et entre parents et enfants».

Dans l’autre Congo, le journal LA SEMAINE AFRICAINE qui paraît à Brazzaville, sous la plume d’Hyppolite Kihamboula nous donne à lire que Mgr Louis Portella Mbuyu, Evêque de Kinkala a rouvert le 15 juin dernier la Chapelle Saint-Joseph de Mpassa-Ecole. Rouvert ? Oui, parce que dans une zone de grande irrédentisme sectaire, cette Chapelle avait été profanée par la secte dite du Ngounza, le 12 avril de cette année.

La réouverture n’est pas allée de soi, précise le bihebdomadaire, tant les tensions étaient vives dans la zone, les chrétiens ne comprenant pas, notamment, pourquoi les profanateurs n’étaient pas tout simplement traduits en justice. Mgr Portella a prôné la vertu du pardon, et les autorités communales se sont impliquées pour ramener le calme et prêché la réconciliation.

De réconciliation, il est également question constamment dans un pays d’Afrique de l’Ouest particulièrement éprouvé par les violences entre communautés sur une ligne de fracture religieuse. C’est le Niger. DIOCESE DE MARADI-Niger nous apprend que « les combattants islamistes de Boko Haram ont tué 38 civils, dont 14 hommes, 14 femmes et 10 enfants dans la nuit du 17 juin 2015 dans les villages de Lamana et N’goumao dans la commune rurale de Gueskérou, dans la région de Diffa », au Niger. Le portail du diocèse, devenu un réel veilleur sur la situation de la sous-région, précise que « cette énième barbarie survient après le double attentat-suicide qui a tué 33 personnes lundi par la secte à N’Djamena la capitale tchadienne ».

Comme on sait, Boko Haram est une secte islamiste née au Nigéria, autour de la ville et du diocèse de Maiduguri, au nord-est de la fédération. Depuis lors, on ne compte plus les actes de barbaries perpétrés dans la région et dans les pays voisins, comme on peut voir pour ce qui concerne le Niger et le Tchad.

Malgré tout, la Conférence épiscopale nigériane ne s’en tient pas au seul anathème et à compter et pleurer ses morts. Elle s’attèle aussi à rappeler aux Nigérians que si la violence de cette secte est un grave problème de sécurité publique, les Nigérians eux-mêmes doivent se donner les moyens d’assainir leur société de l’intérieur. C’est le sens de l’appel que lance Mgr Alfred Martins, Archevêque de Lagos. L’ensemble de la situation chaotique du pays, dit le haut-prélat en substance d’après ce que rapporte l’agence nationale catholique CNSN ; l’ensemble de la situation tient à une faiblesse dans la formation. « L’éducation sera notre plus grand rempart contre la décadence morale », a estimé Mgr Martins intervenant le 19 juin dernier à Lagos, dans le cadre de la célébration dans le pays de la Journée de l’enfant.

Restons en Afrique de l’Ouest. Au Sénégal, SENEGLISE, le portail de l’Archidiocèse de Dakar nous apprend que la communauté des catholiques de la capitale s’apprête à fêter, demain jeudi 25 juin, du 100è numéro du Café théologique. « Ce moment fort et symbolique » aura lieu le jeudi 25 juin 2015, avec Son Excellence Mgr Benjamin Ndiaye. L’Archevêque de Dakar sera accueilli à la paroisse Saint-Pierre-du-Port, à partir de 12h30 », nous indique le portail.

Expérience originale de dialogue entre l’Eglise et le monde intellectuel, le Café théologique représente un lieu d’effervescence des idées et de partage d’expériences théologiques qui attire y compris des penseurs et chercheurs d’autres religions dans un pays largement musulman mais où l’Eglise catholique conserve une haute stature morale.

Enfin, toujours dans le sens du dialogue, on lit dans LA CROIX de Madagascar, les recommandations du Cheik Rijaly à l’endroit des 15% de malgaches qui professent la religion musulmane. «Le cheik Rijaly, rappelle que la date du ramadan dépend de l’apparition de la pleine lune. Le ramadan dure 1 mois. Mais la fin du mois de ramadan n’est pas encore fixée. Cette date dépend de la nouvelle pleine lune qui est prévue vers le 17 juillet ».

A la semaine prochaine !