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La requête qui ébranle le microcosme du RDPC

La requête qui ébranle le microcosme du RDPC

Après avoir démissionné de son poste de secrétaire de la sous-section Ofrdpc de Zoetélé ville pour briguer un poste au sein du bureau de la section, Mme Ebanga née Nyangono Bilanda a vu son nom disparaître de la fiche collective de candidature à la section Ofrdpc, au profit de ceux de trois autres candidates qui pourtant détiennent d’autres responsabilités dans d’autres organes, au mépris des instructions du parti. L’affaire fait des vagues.

A la suite de cette injustice, elle a saisi le président de la Commission communale de renouvellement du Dja et Lobo 2 à Zoetélé, aux fins d’une redistribution des cartes politiques dans l’arrondissement. « Je viens de constater sur la liste le cumul de deux militantes qui occupent des places dans leurs sous-section d’origine. Il s’agit de Avezo’o Amougou qui occupe un poste dans son Comité de base à Ngolbang, Mbengono Cécile même chose. Or les dispositions du règlement interne de notre parti interdisent les cas de cumul », écrit-elle dans sa plainte. Effectivement, selon les fiches de candidature à la soussection de Mekak Ngougoumou dont Sans Détour a pu s’en procurer, Mbengono Cécile est délégué aux conflits et aux organisations spécialisées, tandis que le nom de dame Avezo’o Amougou ressort comme délégué à la communication du Comité de base Ofrdpc de Ngolbang-Ayanga dans une autre liste. A ces deux noms cités dans la requête, s’ajoute celui de dame Meyabehe Zang qui fera office de trésorière de la section, si la liste litigieuse venait à être votée, alors qu’elle occupe le poste de présidente de la cellule Ofrdpc d’Elang, dans la sous-section éponyme. Des incongruités relevées dans cette requête, qui ont amené le président de la Commission communale à renvoyer le vote initialement prévu le 14 novembre dernier.

Redistribution des cartes

Selon nos sources, Mme Adeline Ekotto tête de liste à la section Ofrdpc du Dja et Lobo 2, sur qui un doigt accusateur est pointé au sujet des tripatouillages de dernière minute de cette liste collective, était convoquée à s’expliquer sur le sujet le 19 novembre dernier à Zoetélé. Mais difficile d’avoir les conclusions de cette audience. Toujours est-il que la requête de dame Ebanga met aussi en relief la question de la redistribution des cartes au sein des listes, même lorsqu’elles sont consensuelles. Elle fait par exemple relever que sa tribu Mvog Zomo, n’est nullement représentée au sein de cette liste qui devrait refléter l’équilibre tribale, selon les indications du Comité central du parti de la flamme ardente.

Pis, on constate que la liste dite collective est truffée de militantes ayant déjà bénéficié de leur engagement politique en faveur du parti au pouvoir. Sur les 16 membres qui composent le bureau de la section dont la liste est en compétition avec elle-même, 5 sont conseillers municipaux. Il s’agit de Mbga Bikié Odile, Evina Nbga Colette, Nyangono Marie, Mbezelé Mpel, et Mezanga épouse Mbga. Autour du dossier, il se dit que c’est Mme Ngbwa née Bibié Odile – vice-présidente dans la liste collective de candidature, qui avait sollicité dame Ebanga pour entrer au bureau de la section. Et pour cause, son militantisme en faisait un gage de crédibilité de la liste. Militante de la première heure, dame Ebanga occupe des postes de responsabilité dans l’ancienne sous-section de Zoetélé depuis 1993.

Parmi lesquelles présidente de le sous-section Ofrdpc du Comité de base de Nkong jusqu’en 2007, et secrétaire de la sous-section Ofrdpc de Zoetélé Ville depuis 2007 jusqu’à sa démission. Aujourd’hui, elle est abattue en plein vol dans son ascension légitime, du fait des manoeuvres pernicieuses qui entourent le renouvellement des bureaux des organes de base du Rdpc. Que va faire le président de la Commission communale de renouvellement ? En tout cas, les fervents militants du parti de Paul Biya, appuyés par certaines élites du Sud saisies du sujet, encouragent la pauvre dame à aller jusqu’au Comité central s’il le faut, si rien n’est fait pour corriger ce qu’ils considèrent comme une injustice criarde.

 

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