La paix, un bien précieux à préserver

Le monde entier regarde avec attention le Cameroun qui se prépare à célébrer, le 20 mai 2018, sa 46e fête nationale. L’importance de cet événement n’est plus à démontrer, parce qu’il commémore l’anniversaire de l’Etat unitaire instauré suite au référendum de 1972 ayant mis fin à l’Etat fédéral.

Cette année, la fête sera d’autant plus scrutée qu’elle va se dérouler dans un contexte où, dans les régions anglophones du Nord- Ouest et du Sud-Ouest, des perturbations sont enregistrées depuis plus d’un an du fait des revendications au départ corporatistes, mais qui ont progressivement dégénéré en « violence politico- séparatiste armée ».

En outre, la situation sécuritaire de la région de l’Extrême-Nord touchée depuis plusieurs années par les attaques des combattants de la secte terroriste Boko Haram préoccupe les autorités. Tout comme la région de l’Est, frontalière de la RCA, où l’insécurité persiste à cause de l’instabilité socio-politique dans ce pays voisin.

Dans les autres régions du Cameroun, le calme règne. Globalement, la situation sécuritaire sur l’ensemble du pays est sous contrôle, à l’exception de l’Extrême- Nord, du Nord-Ouest et du Sud- Ouest où les forces de défense et de sécurité veillent au grain pour préserver l’intégrité territoriale national.

A quelques semaines du 20 mai, il était donc normal qu’une réunion d’évaluation de la situation sécuritaire par les responsables concernés se tienne comme c’était le cas vendredi dernier à Yaoundé, afin de prendre des dispositions appropriées qui vont être soumises à temps à l’appréciation du chef de l’Etat, chef des armées.

L’objectif étant de faire en sorte que la fête nationale ne soit pas perturbée par des fauteurs de troubles. Car le président de la République, qui a instruit cette concertation stratégique, tient à ce que, comme d’habitude, la fête nationale se commémore dans un climat de paix et de sécurité dans chacune de nos dix régions.

Apôtre de la paix, le chef de l’Etat, Paul Biya, est soutenu dans cette démarche par la majorité des Camerounais dont l’attachement aux idéaux de paix ne s’est jamais démenti. Leur rejet massif des actes de violence et de terrorisme en est une parfaite illustration.

C’est le lieu de rappeler que la lutte contre l’insécurité ne sera gagnée qu’avec la collaboration de tout le monde. Dans cette optique, les forces de défense et de sécurité ainsi que les autorités administratives ont besoin de l’appui des populations, en termes de dénonciations et de renseignements prévisionnels pour faire échec aux tentatives de déstabilisation du Cameroun. Car en définitive, la paix est un bien précieux qu’il faut préserver.

Les forces qui entretiennent la tension dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest devraient comprendre que leur projet de partition du Cameroun n’a aucune chance d’aboutir. Ces forces trouveront toujours sur leur chemin des Camerounais mobilisés et jaloux de l’unité de leur pays obtenue de haute lutte.