La justice prend le relais

La publication il y a quelque temps d’une vidéo mettant en scène l’assassinat de femmes et d’enfants par des hommes armés, continue de faire des vagues. Afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire, qui a conduit à l’arrestation de sept éléments des forces de défense camerounaises, dont un officier et un sous-officier, le président de la République, chef des armées, Paul Biya, vient de prescrire l’ouverture d’une nouvelle enquête.

Son objectif : édifier définitivement la communauté nationale et internationale sur l’implication ou non de ces personnels militaires dans l’exécution de ces crimes odieux.

Dans le cadre de la procédure judiciaire prescrite, le commissaire du gouvernement va ouvrir une enquête au cours de laquelle le juge d’instruction va chercher des éléments de culpabilité, tandis que les mis en cause tenteront de prouver leur innocence. C’est au terme de cet exercice que le commissaire du gouvernement va les inculper ou non.

Pour l’heure, les sept soldats traduits devant la justice militaire jouissent de la présomption d’innocence. Il convient toutefois de préciser qu’au terme de l’instruction judiciaire, si des indices constants et concordants sont réunis contre eux, ils devront répondre de leurs actes dans le cadre d’un procès contradictoire.

Et si au bout du compte, ils sont reconnus coupables d’assassinat de femmes et d’enfants innocents, il n’y aura aucune excuse pour eux, et ils seront sanctionnés sans faiblesse. Afin de dissuader celles et ceux qui seraient tentés de suivre leur exemple.

En prescrivant une enquête devant permettre d’en savoir plus sur les assassinats décriés, le président Paul Biya marque sa détermination à faire des forces nationales de défense une armée républicaine, une armée professionnelle, qui exécute les missions que lui confie le haut commandement avec honneur. Une preuve éclatante de sa détermination à faire respecter les règles inhérentes à l’Etat de droit.

Par ailleurs, en humaniste connu et reconnu tant à l’intérieur des frontières nationales qu’à l’extérieur, Paul Biya ne saurait tolérer les atteintes aux droits de l’Homme d’où qu’elles viennent. Et encore moins si elles sont le fait de ceux qui se sont engagés volontairement sous le drapeau pour défendre l’intégrité du territoire national, les populations et les biens, et à qui l’Etat a remis des armes à cet effet. Pour le président de la République, l’armée ne saurait être un refuge pour criminels déguisés.

Elle est et doit rester le moule par excellence de formation de patriotes, d’hommes et de femmes vertueux qui doivent en tout temps demeurer de dignes ambassadeurs du Cameroun. Nos militaires en ont fait la preuve à plusieurs reprises à l’occasion des missions onusiennes au Cambodge, en République démocratique du Congo, en République Centrafricaine… où on continue à les citer en exemple.

Dans le cadre de la lutte contre Boko Haram, ou de la restauration de la paix et de la sécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le président Paul Biya n’a de cesse d’exalter la bravoure, l’héroïsme et le professionnalisme de nos forces de défense et de sécurité.

Au total, en cas de condamnation des militaires soupçonnés d’avoir assassiné femmes et enfants, il faudrait simplement les considérer comme des brebis galeuses qui auront écopé de sanctions justes. En tout état de cause, il est hors de question, sauf mauvaise foi manifeste, de saisir leur cas, du reste marginal, pour jeter l’opprobre sur une armée exemplaire.