La diaspora annonce le mouvement « Game is over »

C’est l’annonce qui a sanc­tionné les marches de contes­tation du hold up électoral, effectuées le 22 juin dernier à Washington aux Etats-Unis par les membres de la Brigade anti-sardinard.

Décidément, les camerounais de la dia­spora, sont prêts à aller jusqu’au bout pour faire tomber le régime en place. Après les multiples marches par eux orchestrées ante dans plusieurs pays étrangers, le 22 juin, ces derniers ont une fois de plus, arpentés les rues de Washington en direction de la Maison blanche pour crier « non au hold up électoral » et appe­ller « à la libération des prisonniers poli­tiques ». C’est aux termes de ces marches, que le leader du jour (une femme dont on ignore l’identité), a annoncé qu’ils lance­ront l’opération « Game is over », au cas où le gouvernement ne validerait pas leurs recommandations.

En effet, dans une vidéo d’environ 4 minutes qui fait le tour des réseaux sociaux, cette dernière éluci­de leurs différentes attentes. « Nous demandons l’annulation de l’article 2 de la loi dite antiterroriste 2014/028. La dia­spora camerounaise appelle les Nations unies à dépêcher les organisations non gouvernementales ainsi qu’une force d’interposition et de position des populations civiles au Cameroun anglophone. Par souci de neutralité et de protection des partis, nous souhaitons que le dialogue se tienne à un endroit neutre. Par exemple au siège des nations-unies », indique-t- elle.

Et d’ajouter « que les médiateurs soient connus par les Nations-Unies et que les parties au dialogue soient le gouvernement de la République du Cameroun, les séparatistes anglophones, la diaspora francophone et anglophone, te Pr Maurice Kamto, qui réclame toujours sa victoire volée aux élections du 07 octobre 2018, et les organisations fédéralistes du Cameroun ».

Dans ce chapelet de revendications, la diaspora camerounaise recommande éga­lement au gouvernement de la République du Cameroun de concéder que la Constitution de 1996 et ses institutions soient abolies, et que la constitution fédérale du 1er septembre 1961 soit en vigueur pour une période temporaire d’environ 2 ans non renouvelable, pendant laquelle la Constitution sera modifiée pour donner au peuple camerounais, l’opportunité de créer un Cameroun nouveau. Pour elle, cette période temporaire sera encadrée et dirigée par des parties qui ont été dans le dialogue.

Chemin vers la paix

A ce titre, elle met en garde le gouver­nement de la République du Cameroun que s’il n’accepte pas le dialogue avec les combattants résistants anglophones, et les autres parties citées ; n’annule pas la loi 2014/028 dans son article 2, ne libère pas les prisonniers politiques et n’applique pas un cessez le feu en zone anglophone dans un délai raisonnable de 3 mois, elle enga­gera le mouvement « Game is over » sur le sol camerounais et déploiera toute la puis­sance dont elle est capable pour soutenir le peuple camerounais dans tous ses efforts d’élimination de ce « mauvais Etat », la République du Cameroun, afin que le peuple poursuive son chemin vers la fédé­ ration, la paix, la construction et la prospérité du Cameroun. Et elle se dit prêt à faire feu de tout bois, pour atteindre ses objectifs.

« Nous, camerounais et came­rounaises de la diaspora, aujourd’hui, rassemblés comme un seul homme dans cette déclaration, affirmons notre détermina­tion partout dans le monde, à aller au bout de ce combat jusqu’à ta naissance d’un véritable état de droit au Cameroun. Nous demeurons donc saisis de cette cause suprême », précise-t-elle.