La Crtv parée pour l’ère numérique

L’office passé au numérique depuis quelques semaines s’offre un nouveau dispositif opérationnel.

L’on ne dira pas que la montagne a accouché d’une souris à la Cameroon Radio Television, où la 34e session extraordinaire du conseil d’administration a duré trois jours, de lundi à mercredi dernier. Réunie pour tabler sur l’organisation de l’office, ses ressources humaines et ses défis à l’ère du numérique, l’instance a abouti à une nouvelle restructuration de l’organe de service public. De même qu’à un vaste mouvement des personnels.

Ainsi, la Crtv c’est désormais deux conseillers techniques, quatre divisions rattachées à la direction générale et chargées précisément des activités de souveraineté, de l’audit interne et de la qualité, de la communication et de la veille, des affaires juridiques et des partenaires. Six unités dédiées particulièrement aux activités du président de la République, à celles des présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, du Premier ministre, aux affaires réservées et montages spéciaux gèrent les activités de souveraineté. Puis viennent trois directions centrales (radio, télévision, diffusion) placées respectivement sous la responsabilité des ténors Alain Belibi, Charles Ndongo, Chia Theophilus Salifu. L’office dispose également de trois directions transversales gérant les ressources humaines, l’administration et les finances, les systèmes d’information.

Dans le découpage des opérations à la radio et à la télévision, deux antennes centrales constituées chacune de quatre directions (information, programme et conservation, production, équipements et moyens techniques de production) ont été créées. De même qu’un poste de rédacteur en chef central, et quatre de rédacteur en chef délégué dans chacun des secteurs. L’office qui veut améliorer sa productivité après être passé à la TNT, s’engage aussi résolument dans la diversification par la mise en place de six chaînes spécialisées : chaîne Crtv, News, Régional, Sports, Culture, Entertainment. Le réseau de chaînes urbaines composé jusqu’à récemment de quatre Fm s’étoffe également avec la naissance d’une structure à Kribi. Et comment oublier la flopée de services et de postes de chargé d’études assistant qui ont vu le jour dans le cadre de cette restructuration ?

Celle-ci entraîne d’ailleurs un redéploiement des personnels. Premier constat, des efforts ont été faits pour la promotion du genre et des jeunes cadres. Avec deux dames chefs de division sur quatre, trois autres directeurs dans les antennes centrales sur huit, trois chefs de station sur dix, deux chefs de chaînes Fm sur cinq, une chef de chaîne spécialisée sur six, la gent féminine voit son engagement et ses sacrifices récompensés. Reste maintenant à convaincre le public camerounais et à faire fonctionner le mammouth qui a encore pris du volume.