La commune ne paye pas les salaires à Ngaoudéré prémier

La secrétaire générale réclame des arriérés à l’inspection du travail.

«J’ai le regret de venir auprès de vous porter plainte contre la commune d’arrondissement de Ngaoundéré 1er qui me doit à ce jour 7 (sept) mois de salaire et 2 (deux) feuilles de mission », peuton lire dans la plainte de Djeinabou épouse Nana, secrétaire générale (Sg) de la commune d’arrondissement de Ngaoundéré 1er. Datée du 11 août 2015, cette plainte a été déposée à la délégation régionale du ministère du Travail et de la Sécurité sociale pour l’Adamaoua. Dans cette plainte ampliée au gouverneur de la région, au préfet du département de la Vina, au trésorier payeur général et au maire de ladite commune, la SG de la commune réclame d’une part le salaire des mois de novembre et décembre 2014 ; mars, avril, mai, juin et juillet 2015 et des frais de deux missions effectuées à Buea du 07 au 19 octobre 2014 puis à Meïganga, du 09 au 12 juillet 2015 .

Cette réaction de la Sg fait  suite à une proposition de payement de deux mois de salaire à tous les travailleurs de la commune. Rencontré par nos soins, le maire Bobbo Salihou dit ne pas être à l’origine des arriérés de salaire de son personnel. Comme toujours, il jette l’opprobre sur son receveur. « Elle connaît bien le problème que nous avons ici. Quand nous avons un peu d’argent dans le compte de la commune, le receveur va le décaisser pour ses besoins personnels. Nous étions obligés de sceller le compte. Aujourd’hui que nous avons un peu d’argent dans ce compte, nous allons avec l’appui du gouverneur et celui du préfet, débloquer de l’argent afin de payer le reste de leur salaire », explique le maire fâché suite à cette plainte, qui menace d’ailleurs de présenter une demande d’explications.

« J’étais ce matin voir le gouverneur par rapport à cette situation. Il m’a dit d’adresser une demande d’explications au Sg, car elle connaît bien la situation que nous vivons ici », ajouteil. Dans les couloirs de cette municipalité, l’on apprend que la secrétaire générale de la commune n’est pas la seule qui est en colère. «Depuis le début de l’année, nous n’avons eu que les salaires du mois de janvier et février. Et depuis, il n’y a plus eu de salaires. Le maire et son receveur pensent que nous vivons comment? », s’insurge un agent de la commune rencontré à l’esplanade de la municipalité.

Lequel poursuit que «nous n’avons rien à voir avec le receveur. L’exécutif communal doit nous payer nos salaires. C’est comme s’ils agissaient en complicité contre nous ».