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La Commission disciplinaire du RDPC a transmis son premier rapport

Les auditions des militants mis en cause doivent reprendre dans les prochains jours au palais des Congrès de Yaoundé.

Lundi au palais des Congrès de Yaoundé, c’était le calme plat dans la plupart des bureaux occupés par le Comité central du Rdpc. On pouvait tout juste constater la reprise d’activités des membres de la rédaction du journal L’Action, dont la première parution de l’année est attendue demain dans les kiosques. Aucune trace des membres de la commission ad hoc de discipline créée le 5 décembre 2013 par le président national du Rdpc, avec pour  but de faire connaître les cas d’indiscipline observés dans les rangs du parti lors des élections législatives et municipales du 30 septembre 2013.

Après l’audition des conseillers municipaux des communes de Nkongsamba III, Bonaléa et Mombo dans le Moungo, l’on apprend néanmoins que la Commission que préside l’ancien Premier ministre Peter Mafany Musonge a déjà transmis la première mouture de son rapport adressé au secrétaire général du Comité central du RDPC, au lendemain de la fête de la Nativité. « Les débats sur le niveau des sanctions à infliger ont été particulièrement houleux, » nous indique l’un des membres que nous avons pu joindre. Certains des membres étant pour l’application rigoureuse des sanctions prévues en la matière « afin de faire tâche d’huile ».

Notre source affirme néanmoins que des propositions s’appuyant sur les dispositions des statuts du Rdpc ont été faites. A charge pour Jean Nkuete de transmettre ces premières conclusions au président national du parti.

La Commission doit reprendre ses activités dans les jours qui viennent. « Dès la mise sur pied de la Commission, celle-ci a continué d’enregistrer de nombreuses plaintes de la part des militants » affirme la source mentionnée plus haut. En rappel, et conformément aux dispositions de l’article 33 des statuts du Rdpc, les sanctions encourues par les militants mis en cause font partie de la deuxième catégorie du cycle de celles prévues.

Elles sont de cinq ordres : la suspension collective des fonctions à l’égard du bureau d’un organe de base ; la dissolution d’un organe de base ; la déchéance des fonctions ; l’exclusion temporaire et l’exclusion définitive. Il est clair que ceux entendus par la « Commission Musonge » s’exposent aux trois derniers types. Selon les textes de base du Rdpc, la publication des sanctions n’est obligatoire que lorsqu’il s’agit de la déchéance et de l’exclusion.

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