La colère de Patrice Amba Salla à Sangmelima

Le ministre des Travaux publics a fait l’amer constat le 4 mai 2015 que la route Sangmelima-Bikoula, dans la Région du Sud ne sera pas achevée le 16 avril prochain comme prévu.
Le ministre des Travaux publics était très remonté le 4 mai 2015. Lors de sa deuxième visite sur le chantier de construction de la route Sangmélima-Bikoula longue de 65 km, Patrice Amba Salla s’est rendu compte que les travaux démarrés le 13 octobre 2012 et qui auraient s’achever ce 12 avril 2015 piétinent.
Jusqu’à ce jour, les délais consommés sont de 100.5%. Les travaux sont exécutés à 23,68%.
Un taux d’exécution presque identique à celui de juin 2014 lorsque Patrice Amba Salla effectuait sa dernière visite du chantier. L’entreprise iranienne Kayson Inc qui mène les travaux, justifie cela par les problèmes d’acquisition du matériel, les lenteurs administratives et le stockage du matériel. Des raisons qui n’ont jamais convaincu le Mintp qui, en 2014, avait servi une mise en demeure à l’entreprise avec menace de résiliation du contrat si les travaux n’étaient pas livrer à échéance. Les causes produisant

Proposer un article iciles mêmes effets, Amba Salla a encore détecté de nombreux manquements en parcourant plusieurs axes du projet. « Nous avons constaté qu’il y a une différence entre les quantités et les métrés de cette route. Nous nous sommes rendu compte que les levées de l’entreprise sont différentes de ce que nous avons approuvé. Nous avons constaté que l’entreprise de son propre chef, met en œuvre des couches qui n’ont pas été validées par la mission de contrôle. Ce n’est pas acceptable. Nous avons également fait le constat que les équipes ne sont pas suffisamment mobilisées pour faire le travail qui doit être fait », a listé le Mintp.
En dehors de la mauvaise qualité des travaux, les populations réclament les indemnisations. « Nous sommes conscients de l’importance de cette route. Mais certains parmi nous souffrent des travaux de levée de la route. Ils ont perdu leurs maisons, leurs plantations, les sépultures de leurs ancêtres et des terres sacrées. Les villageois ne sont pas contents, ils demandent à rentrer dans leur droits », a plaidé Ze Mbozo’o Pierre, chef de canton Ngoéa. « Si l’Etat parvient à libérer cette emprise des populations, nous serons capables de terminer ce travail dans de bref délais », affirme Amir Zaaf Aranlou, directeur du projet. «Les indemnisations sont disponibles. L’argent est stocké pour désintéresser les uns et les autres. Il ne reste plus que le décret qui autorise la distribution de cet argent. L’Etat ne peut pas vous priver d’un bien sans se plier aux commodités nécessaires. Prenez votre mal en patience en laissant les travaux se poursuivre», a répondu Patrice Amba Salla. La route Sangmélima-Mekok-Bikoula rentre dans le cadre du projet d’aménagement de la transfrontalière Sangmélima-Djoum-Mintom-frontière avec le Congo. Elle s’étend sur à peu près 643 km :
dont 342km en terre congolaise et qui connaissent un taux d’exécution d’environ 90% et 312 km côté Cameroun. Cette dernière partie est subdivisée en trois lots à savoir :
Sangmélima-Bikoula (lot1) Bikoula-Djoum (lot2) Djoum-Mintom (lot3). La liaison Brazzaville-Yaoundé constitue le corridor 29 du réseau routier dit de « première priorité » du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (Pdctac). A terme, Il permettra la circulation et les échanges des produits du sol et du sous-sol, non sans développer des pôles économiques importants pour la croissance.