La cacophonie perdure dans le Football féminin

Seul un club sur les huit finalement autorisés à disputer le championnat de deuxième division sera en lice ce week-end.

Pas de levée de suspension pour les promoteurs de clubs de football féminin. Un seul club sur les huit autorisés à disputer le championnat de deuxième division foulera l’une des annexes du stade Omnisports de Yaoundé.

Car depuis la décision prise le 20 août 2014 par  la Commission d’homologation et de discipline  de la Fécafoot visant à rétrograder de deux divisions huit clubs et suspendre pour cinq ans les promoteurs, la situation a évolué. D’après la décision de la Fécafoot datée du 2 septembre dernier, les clubs rétrogradés de deux divisions inférieures par la Commission fédérale d’homologation et de discipline pour « refus de participer aux deux matches programmés du championnat de première division saison 2013-2014, sont (…) autorisés à titre exceptionnel à prendre part au championnat national de deuxième division (…) dans leurs poules régionales respectives ». Sur les huit clubs, Yaoundé V « est le seul club dont le dossier a été validé. Il disputera d’ailleurs un match samedi (ndlr, demain) », confie à CT, Amoros Mbida, coordonnateur du championnat de football féminin à la Commission nationale transitoire de football féminin de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). D’après la même source, la levée de suspension de cinq ans des présidents de clubs n’est pas effective. « Nous avons juste autorisé les clubs à s’affilier au championnat de deuxième division », précise-t-il.

La saison 2014-2015 semble donc « morte » pour United Girls de Douala, As Locomotive de Yaoundé, Lorema filles, Ecole Franck Rohlicek, Caïman de Douala, AS Kirikou de Garoua, et Emergence de Yaoundé notamment. De ce côté, l’on assiste à une migration de joueuses. A Lorema filles de Yaoundé, quatre joueuses ont pris le chemin de la Guinée équatoriale dont la gardienne de but, Akoa. En plus, trois autres ont rejoint la piste N’Djamena  sans parler de celles qui se sont exilées au Gabon.

Approchés par le reporter de CT, les promoteurs de clubs, notamment ceux de Douala, s’interrogent. D’abord où joueront-t-ils si jamais ils décident d’intégrer la deuxième division ? Pour quelle saison jouera-t-on ? Pour  Amoros Mbida, tout est clair. « Yaoundé V qui intègre le championnat  jouera les matchs en retard et va rattraper les autres équipes », précise-t-il.  Onze clubs sont d’ailleurs affiliés au championnat régional de football féminin dans le Centre, rendu à sa troisième journée.