La Banque Mondiale veut construire le « Mobile Banking » au Cameroun

Les régulateurs bancaires sont conscients  du rôle important de la finance digitale « mobile banking » pour la promotion de l’inclusion financière. Ils cherchent à libérer ce potentiel en créant un environnement favorable à cette nouvelle révolution dans la finance. Cette offre de services financiers à travers les nouvelles technologies telles que le téléphone, la monnaie électronique a beaucoup attiré l’attention ces dernières années comme moyen potentiel d’accélération d’accès aux services financiers par les pauvres.

 Le « Mobile Banking » au Cameroun

C’est l’objet de la rencontre qui a regroupé à Douala, les experts de l’inclusion financière, les banques et les institutions de micro finance, les operateurs de téléphonie mobile, les fournisseurs de services de paiement, les agents de gestion des réseaux, les régulateurs et superviseurs bancaires, les spécialistes et des régulateurs de télécommunication, des décideurs ainsi que les partenaires au développement. Dans le but de réfléchie afin de trouver des solutions pour l’émergence de ce secteur au Cameroun et dans la zone CEMAC. Pour la banque mondiale, « Au Cameroun, moins de 20 pour cent de la population à accès à des services financiers contre plus de 75 pour cent de la population au Kenya » Et pourtant, l’accès aux services financiers peut libérer le potentiel grâce à un meilleur accès à ces services. Les familles peuvent lisser leur consommation et investir davantage notamment dans l’éducation et la santé. Elles peuvent également se prémunir contre des situations défavorables et éviter de sombrer dans la pauvreté.

Le rôle des pouvoirs publics

Il est de créer un cadre propice à une inclusion financière plus grande. En encourageant une concurrence saine entre prestataires favorisant ainsi l’innovation et renforçant les moyens d’action des consommateurs. Les pouvoirs publics doivent établir un cadre réglementaire prudent mais simple pour les produits qui peuvent soutenir l’inclusion financière. L’Etat doit renforcer l’infrastructure financière afin de mettre à la disposition des informations qui conviennent par des centrales de risque et des registres de garanties. Il s’agit de mettre sur pied une ossature capable de concilier l’ouverture à l’expérimentation et l’innovation avec suffisamment de certitude sur le cadre juridique. De construire un dispositif anti blanchiment et lutte contre le financement du terrorisme en ce qui concerne les services financiers mobiles y compris les transferts des fonds à travers de nouvelles technologies. Comment réglementer et protéger l’émission de nouveaux instruments de paiement numérique telle que le monnaie électronique.

Le secteur privé

Il a pour rôle d’exploiter la technologie et de l’adapter aux besoins des consommateurs. Les initiatives privées améliorent l’accès aux services financiers. Les factures d’électricité peuvent être payées à l’aide du « mobile money ». Mais il reste à la traine par rapport aux autres pays. Au Kenya par exemple, Le M-Pesa et le M-Shwari ont démontré que les services de paiement et les services bancaires peuvent être étendus au marché de masse d’une manière efficiente et au moindre cout. Au Cameroun on est confronté au défi majeur que constitue le niveau élevé des prix des services des télécommunications. 67 pour cent souscrit à un service sans fil contre une moyenne régionale de 75 pour cent. Le cout moyen de la minute d’appel par telephone cellulaire est de 0,36 dollar contre O, 10 au Ghana et O,20 en Ouganda. Le tarif mensuel d’abonnement internet large bande fixe est de 115,21 Dollars contre 49,46 au Botwana et 71,6 dollars au Ghana.

Ces obstacles vont à coup sure freiner le développement de l’innovation et partant du « Mobile Banking » au Cameroun. Aussi, la Banque Mondiale est prête à collaborer avec le gouvernement pour une meilleure inclusion financière dans le pays et la zone CEMAC.