camernews-kribi-ville

Kribi: Les chefs traditionnels accusent les autorités administratives et judiciaires de corruption

Kribi: Les chefs traditionnels accusent les autorités administratives et judiciaires de corruption

C’était au cours d’un atelier organisé par Transparency International Cameroon vendredi 18 novembre 2016.

La question foncière était au menu des débats vendredi dernier à Kribi. C’était au cours d’un atelier organisé par Transparency International dans lequel étaient conviées les autorités administratives, judiciaires et sectorielles locales. Durant les échanges, le rapport présenté par cette organisation non gouvernementale accuse les chefs traditionnels de corruption.

Pourtant, selon Le Messager du lundi 21 novembre 2016, les chefs traditionnels pour leur part indexent les autorités administratives et judiciaires de la ville comme étant les principaux acteurs de la corruption qui mine le domaine foncier à Kribi. Notamment en ce qui concerne l’accaparement des terrains, le tripatouillage des titres fonciers, la spoliation des riverains et autres maux qui freinent les procédures d’immatriculation.

«Il est inadmissible qu’on nous dise que nous sommes les premiers corrompus alors que nous n’avons qu’un rôle consultatif. Les premiers corrompus ne sont pas les chefs traditionnels. Les premiers corrompus devraient être la partie administrative», indique Clément Louoh, chef du village Lendi. Et de poursuivre: «il y a des gens dans l’administration qui prennent des terres et les immatriculent au nom de leurs proches», peut-on lire dans le quotidien.

Par ailleurs, la partie administrative indexée par les chefs traditionnels comme acteurs majeurs des actes de corruption dans le domaine foncier à Kribi n’a pas honoré le rendez-vous pris pour assister à cette rencontre. En effet, d’après le journal, aucune autorité invitée n’a daigné faire le déplacement. Entre autres absents, les sous-préfets de Kribi, le Procureur de la République, l’administration du cadastre de l’Océan. Pour les chefs traditionnels, cette absence des autorités administratives et judiciaires résonne comme un aveu de culpabilité. «Les lenteurs administratives empêchent la réalisation de plusieurs projets. Quand les responsables voient qu’ils n’ont aucun intérêt personnel, leurs mains deviennent lourdes», souligne Eko Roosevelt, chef du village Lobe.

camernews-kribi-ville

camernews-kribi-ville