vcamernews-Insecurite-Nord-Cameroun

Kerewa : Un Chef de village et son fils Egorges par Boko Haram

Kerewa : Un Chef de village et son fils Egorges par Boko Haram

Ils ont été enlevés avant d’être tués par la secte islamiste.Le malheur s’est abattu sur une famille de Kerewa, bourgade située dans le département du Mayo-sava, à la frontière avec le Nigeria. Le 06 mars 2014, c’est d’abord un jeune enfant, Amat Ali, qui a été enlevé par des individus non identifiés. Quelques jours plustard, le 11 mars 2014, c’était au tour du père de famille, Abakoura Ali, d’être lui aussi embarqué par des inconnus pour une destination inconnue.

Chef du village Ngoumouldi – Kerawa, son enlèvement a semé de l’émoi dans la petite contrée.Partis immédiatement à la recherche de leur chef, comme ça avait déjà été le cas au lendemain de l’enlèvement de son enfant, les populations ont retrouvé les deux corps dans la journée du 13 mars 2014, de l’autre côté de la frontière. Ils ont été égorgés par leurs ravisseurs. Une action signée de la secte Boko Haram. «On ne sait pas pourquoi ils ont fait cela, ni de quoi ils voulaient se venger. Tout montre qu’ils voulaient punir le chef et passer un message aux populations.

C’est comme cela que les membres de la secte règlent leurs problèmes et s’implantent durablement dans un secteur», témoigne un riverain très actif dans la contrebande frontalière. Une telle violence n’est pas pour encourager les populations à la délation. «Boko Haram terrorise les esprits en usan d’une violence incompréhensible par les gens normaux. Quand ses membres égorgent un père de famille et son fils, ils ôtent toute envie aux autres de les défier.

Les gens préfèrent se détourner de leurs activités par crainte de représailles», explique une autorité administrative du Mayo-sava, un des départements en première ligne dans la traque des membres de Boko Haram.

Populations et autorités administratives regrettent aussi le peu d’effort consenti par les forces de l’ordre pour retrouver les traces du chef de village et de son fils alors même qu’elles avaient été informées à temps de la situation. «Faut-il seulement que les otages soient des étrangers pour que notre pays se mobilise?», s’interroge un riverain. Encore moins pour rapatrier les dépouilles au Cameroun.

A ce jour, nul ne sait ce que sont advenues les dépouilles des deux Camerounais. Informées, les autorités camerounaises n’ont pas communiqué sur les démarches entreprises pour rapatrier les corps.

 

vcamernews-Insecurite-Nord-Cameroun

camernews-Insecurite-Nord-Cameroun