Kenya, qui arrêtera l’horreur ?

L’escalade des escadrons de la mort, puisque c’est ainsi qu’il faut les appeler, continue de sévir dans tous les coins de la planète. La folie des jihadistes nous a fait vivre un carnage, avec la mort de 147 étudiants de l’université de Garissa dans l’Est du Kenya. Cueillis au moment de se rendre à la prière du matin à l’église, ou dans leur sommeil, tôt jeudi 2 avril 2015, ces jeunes gens ont été sacrifiés sur l’autel de leur innocence… L’intervention des forces de l’ordre kenyanes, pendant 15 h, s’est achevée avec l’élimination des 4 assaillants appartenant au groupe terroriste somalien Al Shebab et la libération des otages…
Hier Boko Haram, aujourd’hui les Shebab de Somalie, demain peut-être l’Etat islamique… L’horreur perdure et la communauté internationale ne sévit pas de manière efficace. En effet, quand les limites sont dépassées, nous faisons décoller ici et là quelques avions de guerre pour répondre à l’inquiétude du monde. Comme je l’ai déjà dit, c’est une véritable troisième guerre mondiale qui se joue.
A situations exceptionnelles, il faut véritablement que la communauté internationale réagisse de manière exceptionnelle. D’une part, en appréciant la menace dans sa globalité qu’elle soit en Irak, en Syrie, au Nigéria, ou encore au Kenya, et d’autre part, en mutualisant ses forces, qu’elles soient celles menées actuellement par l’Arabie saoudite ou par les Etats-Unis en Irak… C’est grâce à une véritable mobilisation mondiale permettant à ces armées d’agir sur le terrain que nous pourrions mettre un terme à de tels bains de sang.