camernews-fotso

Kareyce Fotso : « C’est la volonté de Dieu si je tourne ; je ne suis pas la meilleure…»

Kareyce Fotso : « C’est la volonté de Dieu si je tourne ; je ne suis pas la meilleure…»

Elle est tout simplement une caresse musicale dont la douceur vocale ne saurait épargner les esgourdes mêmes les plus insouciantes ; l’artiste camerounaise Kareyce Fotso, ambassadrice de bonne volonté des Jeux de la Francophonie, a foulé la terre de ses ancêtres il y a moins de 24h. Alors en pleine préparation d’un projet avec la Francophonie et surtout en plein bouclage de son nouvel album, elle souhaite également s’occuper de ses affaires dans la cité capitale Yaoundé, mais aussi profiter d’un bon repos mérité. Votre site préféré est allé à sa rencontre, afin de vous tenir au parfum de son actualité…

Il n’est pas évident de vous mettre la main dessus, ambassadrice de la musique en particulier  et de la culture camerounaise en général, à l’international ; alors dites-nous : Comment se porte notre KAREYCE ?

Oh je me porte bien, malgré la petite fatigue ; car il faut l’avouer, je ne suis au pays que depuis quelques heures, et je n’ai pas pu prendre le temps de me reposer.

On l’imagine bien, à en croire vos multiples déplacements ces derniers temps… Kareyce Fotso très sollicitée sur la scène internationale ! Comment fait-elle pour tenir le rythme tout en restant aussi humble et posée ?

Lorsque l’on vient de quelque part et que l’on n’ignore pas d’où l’on vient, et à chaque fois qu’on revoit ses débuts, on a l’obligation de garder la tête sur les épaules. Il ne faudrait pas donner une image qui soit susceptible de déstabiliser un jeune pour qui on est un repère et un miroir. Aujourd’hui j’ai un devoir, celui de rester zen et humble afin que demain je sois un exemple pour ce jeune qui vient de Mvog-Ada ou de New-Bell, car ce dernier aura compris que C’EST POSSIBLE ! En plus de cela je suis chrétienne, consciente de ce qu’il y a un Dieu qui décide sur chacun d’entre-nous… Je ne suis pas en train de tourner dans le monde parce que je suis forcément « la meilleure » chanteuse ou la meilleure guitariste ! NON ! Mais juste parce que le Seigneur me l’a accordé et a bien voulu qu’à travers ma musique je puisse être un modèle et véhiculer son message dans mon pays et à travers le monde entier. Il m’arrive même de me demander : Mais pourquoi moi ? Alors, chaque jour qui se lève, je lui rends grâce. Vous l’avez sans doute remarqué, Dariche, je suis en « Sans confiance » (appellation vulgaire des sandales bon marché au pays) depuis que je fais le tour de la ville, et c’est cette simplicité qui me caractérise… ça ne veut pas dire qu’il ne m’arrive pas de saper comme jamais (rires). Bref, la voix que j’ai est un don de Dieu, je n’ai jamais fait une école de musique, et je lui suis infiniment reconnaissante. Tout est vanité, et nous autres humains devions en être plus que conscients. Je me souviens, quand les choses ont commencé à marcher pour moi, j’ai demandé une seule chose à Dieu : Pardon Seigneur, fais en sorte que JE NE CHANGE PAS !

Et puisque vous parliez de « modèle », on en a eu la preuve en début d’année, car vous avez été faite ambassadrice de bonne volonté des Jeux de la Francophonie ! Belle reconnaissance tout de même pour une Kareyce qui hier encore témoignait avoir un mauvais souvenir de sa participation à ces jeux il y a quelques années…

Oh ! C’est une grâce ! Et cette reconnaissance témoigne de ce qu’aucun travail n’est vain. Pour revenir à la déception dont vous faites mention, il faut dire que « rien ne se perd, tout se transforme ». Effectivement, j’ai été médaillée des Jeux de la Francophonie en 2009, et j’ai eu l’impression d’avoir été lésée… Je me suis même plaint, car lorsqu’on est revenu au pays, on a remis les primes aux autres athlètes mais moi, on m’avait abandonné. J’ai même envoyé des courriers au Ministère des Sports, au Ministère des affaires extérieures, au Ministère de la culture, mais rien n’avait été fait. Aujourd’hui je suis fière de constater que nos combats ont payé, car on reçoit désormais tous les athlètes à la Présidence, ils sont reconnus par l’Etat. Me voici, huit années plus tard, reconnue par les Jeux de la Francophonie dont je ne gardais que de mauvais souvenirs… Mieux vaut tard que jamais, aucun effort dans la vie n’est vain !

Et quid de votre actualité ? Forcément vous êtes au pays pour souffler un peu et certainement pour peaufiner votre prochain projet qui fait déjà parler de lui…

En effet, je vais un peu souffler, cependant je dois également jeter un œil sur mes investissements au pays… Côté projets, oui il y en a pas mal ; en ce moment nous travaillons sur un projet sur la Francophonie dont on attend confirmation d’ici la mi-novembre, sinon depuis quelques mois je travaille sur mon prochain album. Il se peaufine peu à peu au gré de mes voyages et rencontres… Bref, il sera très riche, et je compte y ajouter des collaborations avec des artistes que j’admire beaucoup. De toutes les façons vous en saurez plus le moment venu. Il m’est difficile de donner une date exacte relative à sa sortie, mais je puis vous rassurer que ce sera au courant de l’année 2018.

Kareyce Fotso, nous mettons fin à ce court entretien, non sans vous dire merci et vous souhaiter un agréable séjour au pays !

C’est moi qui vous dis merci pour le geste, et surtout pour le travail que vous abattez pour le rayonnement de notre culture à travers le monde via votre portail

 

camernews-fotso

camernews-fotso