Josiane Mouasso-Priso, Une Dame De Cœur, Une Petite Voix S’est Endormie

J’apprends avec tristesse le décès d’une dame de cœur très effacée, mais à la présence significative ; Madame Josiane Mouasso-Priso, je voudrais ici lui rendre hommage, c’est le dernier et dans ma tête se bousculent justement de nombreux souvenirs, empreints de courage et de détermination ; à ce titre, elle fut mon idole !

En m’adressant aux femmes camerounaises pour la journée du 8 mars, j’avais présenté le combat réel que menait Madame Josiane Mouasso-Priso pour sensibiliser les uns les autres face au fléau que constitue le cancer en général et le cancer du sein en particulier. Elle y a consacré les 3 dernières années de sa vie, notamment à travers des campagnes de sensibilisation, l’animation d’une page sur Facebook.

Ancienne élève du lycée Joss de Douala, elle a étudié à la Sorbonne avant de regagner le Cameroun en 1997. C’est en octobre 2012 que je fais sa connaissance. Nous parlons alors de tout, de la politique, de l’économie, de sexe, de relations homme/femme, elle garde un humour en tout, mais garde surtout le cap, elle veut sensibiliser le plus de monde possible sur les ravages du cancer.

Aux jeunes qui cherchent des exemples à suivre, Josiane Mouasso-Priso a été un exemple d’abnégation et de don de soi. Au collège Dominique Savio ou encore au Centre culturel Français de la même ville. Dans les réseaux sociaux, elle était membre de 94 groupes dont une vingtaine parlent du cancer et notamment celui du sein.

Au moment où elle perd son combat contre le cancer, je voudrais dire combien Josiane Mouasso-Priso a mené une vie utile, combien elle a pensé à l’autre. Ce fut une femme de cœur, d’honneur, une femme qui s’est battue pour les opprimés, pour les femmes envers et contre tous, bien souvent.

Merci et chapeau à vous madame Josiane Mouasso-Priso, la grandeur de votre être et tout ce que vous avez réalisé pour nous restera à jamais gravé sur mon cœur et sur le cœur de tous les Camerounais. Le monde associatif camerounais perd une conscience qui savait lui parler en face, parce qu’elle avait la force, la noblesse et la générosité des êtres que nous pensons éternels