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Jean Nkueté et Peter Agbor Tabi, des pontes du RDPC, en désaccord sur le cas Albert Ndzongang, l’opposant qui a accepté de retourner au sein du RDPC

Jean Nkueté et Peter Agbor Tabi,  des pontes du RDPC, en désaccord sur le cas Albert Ndzongang, l’opposant qui a accepté de retourner au sein du RDPC

Albert Ndzogang a accepté de retourner au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Il a quitté il y a environ deux décennies ce parti au pouvoir pour aller créer dans l’opposition, sa propre formation politique dénommée « La Dynamique pour la Renaissance nationale ».

Chemin faisant, il ne manquait aucun occasion de vilipender ses anciens camarades. « Mon expérience d’ancien membre au sommet du parti au pouvoir m’amène à affirmer, que quand vous avez en face de vous le RDPC et sa sous-section ELECAM, il faut fermer votre porte à plusieurs tours. C’est un parti qui compte uniquement sur la tricherie et la militarisation du pays, pour conserver le pouvoir, contre la volonté de la très grande majorité de nos concitoyens » avait-il déclaré le 12 octobre 2012, lors d’un Congrès du SDF, le parti politique leader de l’opposition avec qui la Dynamique de Ndzogang a tenté sans succès une fusion. « Je salue la présence ici du Ministre Grégoire Owona, qui a été avec moi à l’avant-garde de la lutte dans le RDPC pour le triomphe des idéaux du Renouveau et de la démocratie. Dépassé par les forces rétrogrades, j’ai jeté l’éponge et espère qu’il est resté pour continuer ce combat de l’intérieur, afin de voir un jour le RDPC devenir autre chose qu’un nid de truands antidémocrates» avait-il ajouté.

De guerre lasse, Albert Ndzogang a, contre toute attente, accepté de retourner dans le parti des Flammes dont le président national Paul Biya dirige le Cameroun depuis 33 ans. C’est le fruit des tractations entre l’ex député du Wouri et les pontes du RDPC. « Au cours de l’audience que je lui ai accordé le matin du 3 juillet 2015, Monsieur Ndzogang m’a finalement confirmé qu’il accepte de rejoindre nos rangs sans conditions et de manière irréversible pour tenir compte de la nouvelle dynamique impulsé par le RDPC dans le pays d’une part et de grands enjeux qui sollicitent le Cameroun dans son unité et la paix d’autre part » a exposé, Jean Nkuété, le secrétaire général du RDPC dans une note adressée le 6 juillet 2015 au Président national Paul Biya. « La nécessité de contenir et de neutraliser l’activisme des personnes incontrôlables comme Messieurs Nitcheu à Douala, Kouemo à Bafang et Maurice Kamto dans les Hauts-Plateaux pour ne citer que ceux-là, s’impose en urgence » explique à Paul Biya, le secrétaire général Jean Nkueté pour justifier sa démarche. En outre, le patron de l’administration du RDPC précise que sa démarche vise aussi à faire face efficacement au vide crée à Douala par Françoise Foning, la défunte présidente de la section Wouri 5. Les justifications avancées par Jean Nkuété a provoqué une levée de boucliers au sein même des caciques du Rdpc.

Albert Dzongang
Photo: (c) CIN Screen Capture


Dans une autre correspondance adressée le 14 juillet 2015, Peter Agbor Tabi, le ministre secrétaire général adjoint à la présidence de la République du Cameroun fait savoir sans ambages qu’il n’est pas d’accord avec les raisons avancées par Jean Nkuété pour justifier la nécessité d’un retour d’Albert Ndzogang au sein du RDPC. « Pour trouver un remplaçant à Madame Françoise Foning, il serait malséant de laisser de coté tous les compagnons de lutte qu’elle avait pour aller chercher l’oiseau rare dans l’opposition. Il nous semble difficile que des militants fidèles et dévoués acceptent subitement le leadership de quelqu’un qui a trahi leur parti et qui revient qu’en raison des nombreux déboires subits dans l’opposition » a dénoncé Agbor Tabi avant de faire la suggestion suivante : « Feue Françoise Foning était une militante engagée, courageuse et entreprenante. Bien qu’originaire de la Région de l’Ouest, c’est à Douala qu’elle s’est façonnée, et c’est à Douala qu’elle vivait , travaillait et militait. Nous suggérons respectueusement que les concertations pour trouver son remplaçant se fasse au sein du RDPC à Douala, en liaison avec les autorités administratives » suggère le ministre secrétaire général adjoint.

Il revient donc à Paul Biya, le président national du part du flambeau, de trancher pour mettre un terme au débat.

Ci-dessous les documents qui mettent le feu dans le parti de la flamme:

La Lettre de Jean Nkuete et Replique d’Agbor Tabi
Photo: (c) –

 

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