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Jean Blaise Djouokou (exclu du RDPC): «J’ai encore ma place au sein du RDPC»

Jean Blaise Djouokou (exclu du RDPC): «J’ai encore ma place au sein du RDPC»

Actuel maire de la Commune de Mombo dans le Département du Moungo, il vient d’être exclu définitivement du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti au pouvoir à la suite des sanctions infligées par le président national à certains militants de ce parti suite aux problèmes qui l’ont secoué lors des élections municipales et Législative du 30 septembre 2013. Il réagissait à chaud à cette décision sur les antennes de Radio Equinoxe.

Vous venez d’être définitivement exclu du RDPC, comment avez-vous accueilli cette décision prise par le président national du RDPC et quelle est votre réaction?
Merci de l’honneur que vous me faites de me prendre à chaud devant une information aussi importante que celle-là. Je voudrais d’emblée vous dire que le mot «définitivement» est assez fort. Je pense que le RDPC est un parti de rassemblement. Disons qu’effectivement, il s’est passé des choses qui n’étaient pas honorables pour notre parti, c’est aussi ça parfois la vie d’un grand parti, mais je pense que la sanction que le président de la République a bien voulu adresser à ma modeste personne me permet aujourd’hui de rebondir, c’est-à-dire que je pense que dans les tous prochains jours, je devrais adresser à l’endroit du président national un recours gracieux pour une sanction comme celle-là. Donc je pense tout simplement que c’était important dans la vie d’un homme politique et je crois savoir que toutes les explications n’ont certainement pas été dites pour pouvoir convaincre la commission qui était chargée de régler ce problème de discipline et j’espère tout simplement  que le recours que je vais adresser au président national lui parviendra pour qu’il puisse effectivement mesurer la situation qui est la mienne aujourd’hui. Le RDPC est un parti auquel j’ai adhéré depuis une décennie et je peux même dire qu’à l’âge que j’ai aujourd’hui, j’ai consacré la moitié de ma vie au RDPC et je suis convaincu que j’y ai encore ma place et j’espère toujours apporter tout ce que je peux apporter à ce parti dans la localité de Mombo où je suis en ce moment.

C’est une situation difficile, ce n’est pas du tout gai qu’on se retrouve comme ça dans l’actualité au niveau national. C’est une exclusion, vous avez dit «définitive» mais je ne pense pas, parce que des évènements aussi importants comme ceux-là ont démontré que même quand on est au fond du gouffre,  on pouvait toujours tendre la main à celui qui vous y a mis et il était capable de vous sortir de là. Je pense que le président national est un parent, est un père, c’est le président national du parti et je pense que s’il nous a permis d’être là aujourd’hui, c’est parce qu’il croyait également en nous.
Au regard de ce qui s’est passé dans la Commune de Mombo, on se souvient que les élections ont été annulées puis reprises dans cette localité. Même si vous avez remporté, vous avez été convoqué devant la commission de discipline. Est-ce que vous vous attendiez tout de même à une sanction ?
Disons que quand vous êtes convoqué à une commission de discipline, c’est bien pour répondre des actes qui vous sont reprochés et certainement attendre forcément qu’on vous adresse une sanction. Mais, sans pouvoir imaginer la gravité de la sanction. Maintenant, elle est tombée, et je prends acte parce que c’est une décision de mon parti et elle est faite par la personne du président national du parti. Je vais m’employer à lui démontrer qu’effectivement, j’y ai encore ma place au regard de ce que je suis et ce que je peux. Maintenant, je suis sanctionné pour des cas de discipline, je vais m’employer surtout à tout faire pour retrouver ma place au sein de ce parti parce que je pense que j’y ai encore ma place et je pense pouvoir encore donner le meilleur de moi-même. C’est vrai, je vais tirer des conclusions d’une telle mésaventure, mais, je pense que le parti a également pris le soin de nous édifier à l’avenir sur ce genre de situation.

Vous savez, c’est une situation très embarrassante pour nous-mêmes et pour le parti. Maintenant que le parti a décidé de remettre de l’ordre à la maison, nous pensons revenir à la charge pour faire partie de cette maison et puis, ensemble continuer à poursuivre l’œuvre de construction que le président national a bien voulu pour que nous, militants du RDPC puissions contribuer à ce grand projet. Pour moi, la nouvelle est assez difficile, c’est un choc pour moi, pour ma famille, mes amis, ceux qui me connaissent, ceux qui connaissent mon niveau d’engagement pour ce parti au quotidien et je pense que je vais avoir le temps de le digérer mais, je ne vais pas aller de façon abattue parce que je pense que j’ai encore un droit au recours même s’il est vrai que vous avez utilisé le terme « définitive ». De toutes les façons, dans la société, il y a toujours le mot pardon qui est toujours là pour permettre à ceux qui ont été affligés comme je le suis aujourd’hui pour rebondir. Je pense que je vais essayer cette dernière initiative auprès du président national afin de lui permettre de revoir la sanction qui m’a été infligée et j’espère que j’aurai raison pour la suite.

 

 

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