« Je n’étais qu’un embryon en politique »

Marlyse Aboui, sénateur ANDP, benjamine du Sénat.

« En tant que benjamine, cela a été un honneur pour moi de me retrouver parmi les sages. C’est une marque qui va demeurer indélébile dans mon coeur. Les premiers jours, nous étions tous surpris par le travail et nous ne savions pas trop ce qu’il y avait à faire. Je me souviens que je me suis rapprochée du président du Sénat quand il a été élu pour savoir ce que j’avais à faire. Lui-même m’a dit qu’il était nouveau et que nous étions tous là pour apprendre. J’y suis allée avec l’esprit ouvert et j’ai beaucoup appris. Quand j’arrivais, je n’étais qu’un embryon en politique. J’étais la présidente des jeunes de l’Andp à Belabo, après avoir été, quelques années auparavant, candidate suppléante aux législatives. Subitement, Dieu a voulu que mon rêve se réalise en me propulsant dans la cour des grands. C’est pourquoi je partirai tête haute en ayant beaucoup appris. Trois moments marquants durant ce mandat, c’est d’abord le jour de ma nomination. Je ne m’y attendais pas. Ensuite, le jour de mon investiture. J’ai abondamment pleuré de joie. Enfin, je dirais que j’ai pu effectuer des missions à l’étranger, notamment au Japon où je me suis rendue au Parlement des jeunes. Cela m’a ouvert l’esprit. Les enseignements que je tire de cette expérience, c’est d’abord une certaine maturité en politique. J’ai été en permanence en contact avec les populations. J’ai appris ce que sont les difficultés de la population et je me suis adonnée à fond pour lui venir en aide. Je sais désormais mieux comment le pays fonctionne. Ma préoccupation a toujours été et demeure la prise en compte réelle des sénateurs. Le sénateur n’a pas toujours eu la place qu’il mérite à mon avis. De même, il faudrait que le suppléant de chaque parlementaire reçoive un salaire chaque mois. Lorsqu’il faut battre campagne sur le terrain, ils sont là. Il serait bien de les prendre en charge ».