Israël veut développer l’impression 3D au Cameroun

La représentation diplomatique envisage d’apporter des imprimantes 3D au centre High Tech de l’École nationale supérieure polytechnique (Ensp) de Yaoundé et faire de ce centre une filière de formation.

Le centre de haute technologie de l’École nationale supérieure polytechnique (Ensp) de Yaoundé, baptisé « High Tech Center », va une fois de plus bénéficier de la coopération entre Israël et le Cameroun. 237online.com Ran Gidor, l’ambassadeur en poste depuis quelques mois, envisage en effet d’introduire la formation en impression 3D qui sert à reproduire les objets dans ce centre. L’appareillage électrique sera fourni par les Israéliens. Il sera question d’étendre le centre pour en faire tout un département à l’Ensp. « Ce sera l’un des plus grands centres en matière de High Tech en Afrique subsaharienne », ambitionne Ran Gidor. L’impression 3D fait partie des technologies du futur. C’est un procédé qui imprime les objets en trois dimensions à partir de diverses matières premières. Ses domaines d’applications sont entre autres l’industrie, la joaillerie, la médecine, la mode, et l’armement. Le High Tech Center de l’Ensp de Yaoundé est

l’endroit indiqué au Cameroun pour réaliser cet investissement. Sa conception et son installation sont l’œuvre de la société israélienne Inteltek. Mis en place le 7 juin 2012, le centre est doté de 12 laboratoires, 100 postes de robots et 160 ordinateurs. Il ouvre la voie aux formations dans les domaines tels que la robotique, la production assistée par ordinateur, la vision et le contrôle de la qualité, la mécatronique, la conception et la fabrication assistée par ordinateur ou encore la commande numérique. Tout ou presque y est pour simuler la fabrication des produits, de la conception à la réalisation. Une fraiseuse à commande mécanique, pour donner des formes en électronique industrielle, des actionneurs électriques servant à la programmation de la qualité du courant électrique, un système de fabrication informatisé des produits. « C’est la duplication du centre de Tel-aviv », commente Jean Jules Tewa, chargé de cours à l’Ensp.

Des formations en hautes technologies
Ce projet côtoie d’autres initiatives du domaine des hautes technologies également implémentées à l’Ecole polytechnique de Yaoundé. A l’instar du Centre d’excellence des technologies de l’information et de la communication (Cetic) installé dans le cadre de l’initiative « centre d’excellence africain » de la Banque mondiale. Suite à un appel d’offres de la Banque Mondiale, l’Université de Yaoundé I a en effet été sélectionnée pour abriter le Cetic. Financé à hauteur de 8 millions de dollars US (près de 3,9 milliards FCFA) par la Banquemondiale, il vise à doter les étudiants camerounais de compétences scientifiques et technologiques de haut niveau. Ce centre d’excellence à vocation régionale a en effet pour principal objectif le développement d’une expertise de haut niveau en sciences et technologie de l’information et de la communication par la formation et la recherche. Il accompagne la formation notamment en « modélisation mathématique et calculs scientifiques », avec des applications en santé, économie, agriculture, finance et environnement. Ce domaine spécifique forme les étudiants dans le transport de l’information (téléphone, fibre optique, Internet) et les mathématiques industrielles qui permettent de résoudre les problèmes de productivité et de prévision que rencontre l’industrie. Des nouvelles filières telles que la mécatronique (mécanique associée à l’électronique) et le génie mécanique (servant dans la chaîne de production des industries) ont vu le jour. Le Cad Skill Center est aussi une initiative logée dans l’enceinte de l’Ensp et offrant des formations en haute technologie. Ce centre dont la maison mère est basée en Inde forme les futurs ingénieurs à la conception assistée par ordinateur. Selon Meetu Dang, chef du centre, l’objectif est de former plus de 1 000 étudiants en quatre ans.