Irresponsabilité parentale: Il abandonne femme et enfants pour se remarier en Europe

A quelques semaines de la rentrée scolaire 2017-2018, Yolande D. épouse Tantoh ne sait où mettre la tête. Elle ne sait par quel bout commencer pour scolariser ses trois enfants. Ils sont respectivement âgés de 11 ans, 09 ans et 04 ans. Le premier inscrit dans un collège privé au cours de l’année scolaire passé devrait aller en classe de 5eme.

Mais pour l’instant, son inscription n’a pas été renouvelée. «Je me suis battue à mon niveau. Mais, mes économies ne permettent pas de pouvoir faire face aux charges. Je me suis plaint chez ma belle-mère qui vit à Bamenda. Elle n’est pas disposée à m’écouter. Mon mari m’a abandonné avec les enfants depuis des années. Les frais engagés pour leur nutrition, leur santé ou leur scolarité m’incombent à moi seul, alors que je ne fais pas grand-chose », se lamente-elle.

Elle est autant choquée que via les réseaux sociaux, notamment Facebook et Whatsapp, elle est informée que son époux s’est remarié avec une autre femme, avec qui il vit actuellement au Luxembourg. Ce qui pour elle constitue une infraction à la loi camerounaise. Car, elle et Romin Tantoh sont mariés sous le régime de la monogamie suivant l’acte de mariage n°144/2012 du 14 juillet 2012 dressé au Centre d’état civil spécial de Deïdo et Akwa Nord à Douala. Suivant un constat établi par un huissier de la ville de Bafoussam en date du 22 février 2017, Yolande D. fait savoir « qu’avant la signature du contrat de mariage, elle a vécu plusieurs années dans la ville de Douala avec son fiancé et de cette union sont issus trois enfants….Que juste huit mois après leur union, sieur Tantoh Romin Funwier l’a ramené avec tous ses effets à Bafoussam chez sa grand-mère à elle alors qu’elle avait une grossesse presque à terme et ce dernier s’est envolé pour l’Europe.»

Le sieur Tantoh et son train de vie princier

Quelques mois plus tard, elle a surpris une vidéo et des photos montrant son mari convolant en juste noce avec une autre femme. Et pareillement, celui-ci mènerait un train de vie princier au Luxembourg. Plus grave, son époux lui a déclaré lors d’une communication téléphonique qu’elle pouvait refaire sa vie avec qui elle voulait. <em>«Elle et ses enfants vivent dans une situation d’indigence totale. Son époux ne s’occupant ni d’elle ni des enfants en bon père de famille. Ces derniers temps, les enfants ne cessent de réclamer la présence physique et l’affection de leur père»</em>, souligne l’homme du droit dans un constat établi à sa requête. Reste que le sieur Tantoh n’est plus joignable à s’en tenir au contact que détient son épouse. Egalement, le téléphone de sa mère qui réside dans la ville de Bamenda ne passe. Nous avons essayé de joindre cette dernière sans succès. Pour l’instant, Yolande D. a les oreilles tendues au niveau de la division régionale de la police judiciaire de l’Ouest à Bafoussam pour savoir sur quel pied danser.

En attendant la rentrée scolaire approche…et ses inquiétudes gonflent.