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Insécurité: Plus de 500 camions bloqués sur le corridor Douala-Bangui

Insécurité: Plus de 500 camions bloqués sur le corridor Douala-Bangui

Les transporteurs se plaignent de l’insécurité qui règne en République Centrafricaine depuis la crise qui déchire le pays

Actuellement, plus de 500 camions sont bloqués en les localités d’Awae et Garoua-Boulaï, sur le corridor Douala-Bangui. Selon le journal Le Jour, d’autres d’ont pas quitté le port autonome de Douala, suite à la décision du Syndicat national des chauffeurs professionnels des transports eu Cameroun (Syncprotcam) de bloquer les frontières entre le Cameroun et la République Centrafricaine depuis le 29 juillet 2015.

Le journal Le Jour, dans sa parution du mardi 18 août 2015 indique que le 14 août dernier, la Fédération internationale des ouvriers du transport (Itf) à laquelle est affilié le Syncprotcam, a écrit aux Chef d’Etats camerounais et centrafricain pour poser le problème. Selon Stephen Cotton, le Secrétaire général de l’Itf dont un bout de la correspondance aux chefs d’Etat a été repris par le journal, « l’Itf s’inquiète grandement des risques que courent ces routiers car, selon leur syndicat, depuis 2013, 17 routiers ont été assassinés et plus de 25 ont été grièvement blessés suite à des agressions commises par des bandes armées anonymes dans le PK12 (quartier de Bangui) et à Bosemptélé, Bouar, Baoro, Baboua et Beloko, en République centrafricaine ».

Le Jour note que le présent mouvement d’humeur est survenu après que d’autres chauffeurs aient subit des exactions en territoire centrafricain. Et, pourtant, au lendemain de la grève du 29 juin dernier le Syncprotcam avait entrepris de lever le mot d’ordre de grève à la suite d’une rencontre avec les autorités camerounaise en charge du Travail.

L’autre raison du stationnement des camions se trouve dans les promesses non tenue du gouvernement en ce qui concerne le contrôle des véhicules. Dans une correspondance adressée au Premier ministre camerounais en date du 20 juillet 2015, les camionneurs se plaignaient de ce que ce sont les camions en pane qui sont la cible des  bandes armées inconnues. La correspondance adressée au ministre camerounais des Transport dans ce sens n’a trouvé aucune réponse.

En effet, suite aux recommandations issues de la réunion du 11 juin 2015 avec autour de la table les responsables de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) et l’Union syndicale des transporteurs centrafricains, le Syncprotcam a saisi, le 6 juillet, le ministre des Transports pour demander l’autorisation d’effectuer une contre-expertise technique des véhicules de transport routiers de marchandise au Port autonome de Douala. La réponse à cette doléance reste attendue, comme celle aux autres exigences des transporteurs.

Le Jour souligne cependant qu’une rencontre devrait avoir lieu dans les prochains jours entre les autorités camerounaises et centrafricaines pour réfléchir à une solution de sortie de crise.

 

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