Insécurité : Cni, pièce exigible

Se déplacer d’un coin à un autre du pays en ce moment permet de comprendre que la carte nationale d’Identité est un document particulièrement précieux.

D’abord dans les agences de voyages inter urbaines avec l’octroi d’un ticket qui est conditionné par la présentation de la Cni. Ceux qui n’en ont pas sont pratiquement refoulés. Ces dispositions permettent donc aux différents bus de faire moins de retard en route parce qu’ic, les contrôles sont multiples.

Douala –Yaoundé, à l’entrée de la ville par exemple, tout le monde doit descendre et traverser la barrière à pied après avoir présenté sa carte d’identité.

Les mêmes dispositions de sécurité se retrouvent sur les axes routiers Yaoundé – Mindourou, via Abong Mbang. A la sortie tout comme à l’entrée de Yaoundé, les passagers descendent tous du bus pour traverser la barrière à pied. Aux autres contrôles, les policiers ou gendarmes se contentent de contrôler les passagers dans les véhicules. C’est à l’entrée de Mindourou que les passagers sont à nouveau sommés de descendre au contrôle de la gendarmerie. Ici, la fouille est systématique.

Tant pis pour les non détenteurs. Nous l’avons vécu avec ces deux dames transportées en chemin entre Abong Mbang et Yaoundé qui n’avaient pas de pièces d’Identité. Il a fallu des heures de négociation pour qu’on les laisse passer, après qu’elles aient convaincu les hommes en tenue au contrôle qu’elles s’y attelaient à le faire et être en possession de cette pièce devenue très incontournable.

Il faut même relever que pour éviter ce genre de situation, certaines agences ont désormais affiché des notes de service interdisant le racolage en route.