Initiation a la culture entrepreneuriale du Pr. Alain Ndedi déjà sur le marché

« Eveiller et développer le potentiel entrepreneurial qui sommeille en chacun de nous. La diffusion de la culture entrepreneuriale permettra de faire basculer le lecteur ou les apprenants (jeunes générations) de la logique de demandeurs d’emploi à celle de pourvoyeurs d’emploi. Elle les incitera à devenir entrepreneurs de leur vie. Être entrepreneur de soi constitue, en effet, l’objectif ultime de ce livre. Ainsi résume Pr. Alain Ndedi son ouvrage « Initiation à la culture entrepreneuriale »de 216 pages, paru le 28 octobre 2015 et intitulé . Camer.be est allé á sa rencontre pour en savoir davantage sur l´homme, le livre et sur bien d´autres sujets.

Pour  les lecteurs de camer.be, qui est Alain Ndedi ?
Alain Ndedi est professeur en entrepreneuriat et organisation de nationalité camerounaise, né au début des années soixante dix dans le département de l’océan, province du sud Cameroun. Je suis Banen, fils de feu Nyoll Simon Bolivar (1999) et de feue Kwedi Cécile (2015).  Je suis un passionné de lecture et de l’entrepreneuriat, discipline que je pratique depuis une dizaine d’années après des études et puis des recherches dans certaines universités en Afrique du sud.

J’enseigne cette discipline dans plusieurs institutions universitaires africaines depuis une dizaine d’années.  Auteur d’une vingtaine de livres dans de domaines variés à savoir, l’économie, l’entrepreneuriat, la qualité, l’environnement, la finance l’éthique, j’ai publié une centaine d’articles dans de journaux accrédités. Pendant 8 ans (2002-2009), j’ai dirigé la première organisation non gouvernementale (YENEPAD) sur le continent faisant la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.

Pourquoi écrire un livre sur l´initiation á la culture entrepreneuriale ?
D’abord pour donner ce que j’ai reçu. En plus, l’entrepreneuriat est une discipline complexe qui demande de démystifier, car l’entrepreneuriat est un mode de vie. Très peu de gens s’imprègnent des valeurs entrepreneuriales qui sont le socle du développement des nations. Les pays du Nord se développent grâce à cette discipline ou posture mentale, et j’ai voulu apporté ma contribution dans ce domaine en s’appuyant sur l’environnement africain. D’ailleurs, c’est le quatrième livre du genre, mais le tout premier qui a une orientation africaine, voire panafricaine. .

Qu´est ce que votre ouvrage apporte de nouveau dans l´entreprenariat en général ?
L’entrepreneuriat est un vaste chantier qui a besoin d’être exploré. Mon livre apporte en plus d’autre éléments de l’entrepreneuriat que vous connaissez, la différence entre un entrepreneur et un homme d’affaires. Les seconds sont plus rencontrés en Afrique, alors que les premiers se retrouvent beaucoup plus dans les pays du nord. Il y a des entrepreneurs aussi en Afrique. Je ne suis pas un afro pessimiste, mais il faut avouer que nous faisons plus du Bayam Selam.

Voici la différence ; l’homme d’affaires vise la croissance de son chiffre d’affaires (croissance financière), ce qui l’intéresse dans son business c’est se faire de l’argent. Mais l’entrepreneur vise non seulement la croissance financière, mais aussi la croissance organisationnelle (amélioration des conditions de travail au sein de son entreprise), la croissance structurelle (augmentation du personnel de son entreprise) et enfin la croissance stratégique (visibilité de l’entreprise).

Quand l’entrepreneur crée des emplois, les hommes d’affaires ne créent pas d’emplois. Pour illustrer mon fait ; si vous ouvrez une entreprise qui au départ faisait un chiffre d’affaires d´un million par an, si au bout de deux ans vous faites un chiffre d’affaires d´un milliard et que vous travaillez avec une secrétaire seulement, alors pour moi vous êtes un homme d’affaires, et non un entrepreneur. Malgré l’accumulation du pouvoir économique, vous êtes un homme d’affaires.

Mon livre vise à assister les gens à passer du statut d’hommes d’affaires à celui d’entrepreneurs. Comme je le dis à l’introduction de ce livre, ce chef d’œuvre vise à aider des gens à être des entrepreneurs de leur vie avant d’être des entrepreneurs d’une  entreprise.
Enfin, mon livre aborde en donnant des exemples les concepts de capital, marketing, démarche qualité, comptabilité, contrôle de gestion, plan d’affaires, et autres qualités nécessaires à un entrepreneur. Tout cela regroupé dans un seul livre.

Quelles sont les qualités d´un bon entrepreneur ?
Elles sont nombreuses. La plus importante c’est d’avoir une vision de ce qu’on voudrait faire et se donner les moyens pour y arriver. C’est simple à dire, mais difficile à réaliser. Lisez mon livre et vous allez les retrouver !

Les camerounais sont-ils des « débrouillards » ou de vrais entrepreneurs par rapport aux autres africains ?
A l’instar de beaucoup d’africains, les camerounais sont des hommes d’affaires qui opèrent dans différentes divisions; les débrouillards dans une division inférieure et ceux qui deviennent riches mais ne savent pas pérenniser leur fortune dans une catégorie supérieure. Leur fortune peut s’écrouler au moindre tremblement économique. Si vous passez votre temps à faire la même chose qui vous rapporte le montant d’argent au bout de plusieurs années, vous faites partie de ces débrouillards, mais si vous cherchez à améliorer la situation de votre business, alors vous allez améliorer votre vie.

Pensez-vous que les camerounais font preuve d´éthique dans l´entrepreneuriat en ce moment ?
L’éthique est une question environnementale. Quand il y a des lois, une justice qui remploie normalement des fonctions, alors il ya très peu de place à la corruption. Mais quand certains maillons manquent, alors les hommes d’affaires peuvent profiter de ces lacunes.

Quelle est la place de l´Etat dans l´entrepreneuriat et joue-t-il véritablement son rôle ?
L’état joue le rôle de facilitateur. Malheureusement, nous (l’Etat) ne sommes pas outillés pour cela. Il faut une structure nationale qui facilite la promotion de l’entrepreneuriat, et des hommes qualifiés pour piloter ces structures. La mise sur pied des structures comme la Banque des PME est prématurée. Il fallait d’abord structurer le secteur, c’est-à-dire compartimenter les entreprises et établir celles qui veulent du soutien et quel genre de soutien elles nécessitent.

C’est complexe, mais c’est justement ce qui fait la différence entre l’entrepreneuriat et les autres disciplines connues. L’entrepreneuriat demande une méthodologie qui n’existe pas pour le moment. Et tous les pays qui réussissent dans la mise sur pied d’une plateforme de promotion de l’entrepreneuriat ont suivi cette méthodologie.

A qui s´adresse le livre et où peut-on l´acheter ?
Le livre est un chef d’œuvre pour toute personne qui veut être entrepreneur de sa vie. Car, avant d’être entrepreneur d’une entreprise il faut d’abord être entrepreneur de sa propre vie. Les étudiants gagneront à parcourir ce livre, car ils doivent changer leur vision du monde ; de demandeur de travail à celui de créateur d’emplois. De potentiels entrepreneurs s’y retrouveront aussi. Les hommes d’affaires qui veulent devenir des entrepreneurs amélioreront la santé de leur business en parcourant ce livre. Mes collègues universitaires, et voire ceux du secondaire trouveront leur compte. Bref, tout le public y est invité !


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Initiation à la culture entrepreneuriale, par le Professeur Alain Ndedi

Thème : Economie / Droit
Format : Roman (134×204)
Nombre de pages : 216
Date de publication : 28 octobre 2015
ISBN : 9782334029599
http://www.amazon.com/s/ref=nb_sb_noss/183-0180077-6860807?url=search-alias%3Daps&field-keywords=ndedi+alain+