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Infrastructures : 550 milliards FCfa de financements turcs en vue pour des projets au Cameroun

Infrastructures : 550 milliards FCfa de financements turcs en vue pour des projets au Cameroun

Selon Omer Farouk Dogan (photo), l’ambassadeur de Turquie en fin de séjour au Cameroun, le secteur privé turc va financer des projets d’infrastructures dans le pays, pour une enveloppe globale de 550 milliards de francs Cfa. Ces financements devraient, pour la plupart, permettre de mettre en place des infrastructures sportives en prélude à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de football de 2019, qui se jouera au Cameroun.

«Je garantis que cette somme de 550 milliards de francs Cfa sera au Cameroun dans six semaines, afin d’être utilisée pour la réalisation des projets camerounais. C’est au gouvernement camerounais de choisir les projets prioritaires», a confié le diplomate turc dans une interview accordée au Quotidien gouvernemental, dans son édition du 9 septembre 2015.

Ces financements seront certainement l’action la plus importante conduite par Omer Farouk Dogan au cours de son séjour de 3 ans au Cameroun. Un séjour qui a notamment été marqué par une dynamisation des échanges commerciaux entre le Cameroun et la Turquie, l’arrivée dans le ciel camerounais de Turkish Airlines, la construction d’une cimenterie de 600 000 tonnes à Douala par le groupe turc Eren Holdings, la construction à Yaoundé du Turcam hall, présenté comme le tout premier centre des expositions turcs en Afrique centrale.

«Le partenariat stratégique entre le Cameroun et la Turquie est profond. En produisant au Cameroun, nous pouvons nous adresser à 300 millions de consommateurs de la sous-région. Avec l’expérience et le savoir-faire du secteur privé turc, nous pouvons accompagner le Cameroun vers son émergence à l’horizon 2035. C’est pourquoi le Cameroun est très important pour son partenaire stratégique qu’est la Turquie», explique Omer Farouk Dogan, pour justifier l’intérêt de plus en plus marqué de la Turquie pour le Cameroun, au cours des cinq dernières années.

Au demeurant, s’il se satisfait globalement de son action au Cameroun, ce diplomate turc quitte Yaoundé avec un regret : celui de n’avoir pas pu pénétrer le secteur agricole. «Nous n’avons pas pu utiliser notre potentiel dans le secteur agricole. J’ai essayé pour plusieurs produits camerounais comme le coton, le sésame, le cacao, le café ainsi que pour les fruits comme les ananas, la banane, la papaye… qui ne peuvent pas être produits en Turquie. Mais, il faut d’abord augmenter le niveau de production ici au Cameroun et s’arrimer aux normes».

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