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Infrastructure: Deux camps s’affrontent à Kribi pour l’espace vital de la ville

Infrastructure: Deux camps s’affrontent à Kribi pour l’espace vital de la ville

Alors qu’une frange de la population de l’Arrondissement de Lokoundje, dans le Département de l’Océan, veut renoncer à ce bien inscrit dans le cahier des charges d’HEVECAM, une autre persiste dans ses réclamations.

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’actuellement les relations entre les populations des localités d’Elogbatindi, Mbebe et Dehane dans l’Arrondissement de Lokoundje, dans le Département de l’Océan, ne sont pas au beau fixe. La pomme de la discorde, c’est «le non-respect de l’espace vital de la ville de Kribi de 3 à 4 km par la société HEVECAM» (Hévéa du Cameroun) selon les clauses du cahier des charges. Celui-ci a été signé en 2012 entre l’entreprise, les chefs de village du coin et le Préfet de l’Océan.

Le quotidien Mutations dans son numéro 4212 rapporte qu’en date du 23 août dernier les chefs de village ont tenté d’organiser une marche. Le but de celle-ci devait être la protestation contre la situation actuelle. La marche prévue devait permettre à ces derniers à remettre au Préfet un mémorandum exprimant la volonté des populations de ces villages à renoncer à l’espace vital de Kribi de 3 à 4 km qui doit leur revenir si on s’en tient aux clauses du cahier des charges. «Les chefs de Mbebe, Elogbatindi et Dehane sont en possession d’un mémorandum qu’ils ont signé avec tous les riverains pour dire qu’ils désapprouvent et contestent l’approche de M. Tetanye», a déclaré le Préfet. À la suite il faut préciser que M. Tetanye ci-dessus mentionné est contre l’idée de la renonciation de l’espace vital.

«Pendant qu’ils se préparaient à venir me remettre le mémorandum, une autre frange de la population et des chefs s’apprêtaient à se rendre à HEVECAM pour dire au DG qu’ils veulent le développement. Plutôt que ces polémiques qu’engendre la sauvegarde de l’espace vital. Le mouvement qui allait se tenir mardi a  été mal interprété par une élite extérieure qui a été saisie et qui m’a instruit d’empêcher la marche. La minorité qui réclame cet espace vital pour des intérêts individuels qu’elle y tire lui a dit que les autres veulent semer le trouble à l’ordre public», a poursuivi le Préfet de l’Océan.

Selon des indiscrétions il est impossible de voir des populations tout d’un coup renoncer aux terres ancestrales.

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