Il n’y a pas de Boko Haram au nord du Cameroun. C’est une rébellion larvée, fruit de la goinfrerie de Paul Biya.

Il n’y a pas de Boko Haram au nord du Cameroun. C’est une rébellion larvée, fruit de la goinfrerie de Paul Biya.

En ces temps où les mensonges répétés fusent de toutes parts et assiègent et assaillent et ensevelissent les peuples, l’un des grands services que tout esprit honnête et affranchi de ce monde doit rendre à cette Humanité dont certains marchent intrépides à l’annihilation, c’est de rester dans la posture du chasseur persévérant de la vérité et de l’ébruiter.

Ces mensonges, c’est ce qui est à la mode au Cameroun et partout en Afrique et surtout en occident. Un peu partout, quelques poignées d’esprits maléfiques stipendiés travaillent sans relâche à la manipulation des informations pour faire entrer les masses du monde entier dans la cage.

Sauf si l’on vit dans le jardin des rêves enfantins et se sustente d’un optimisme béat, il faut avoir le courage et la probité de dire que les conditions et signes d’une guerre totale au Cameroun sont là devant nous et nous toisent de toute leur clarté funeste et funèbre.

Au Cameroun, le régime méphistophélique égoïste et chaotique de Paul Biya a enfin fait don d’une guerre larvée qui part du nord et que depuis quelque temps des fieffés courtisans zélés refusent toujours de reconnaître publiquement afin que le peuple ait le temps de se préparer.

Les Camerounais sérieux doivent cesser de parler de Boko Haram. Les Camerounais sérieux en ces temps sombres de la vie de leur pays doivent aider leurs compatriotes à chasser de leurs cœurs ces affreuses forêts de haines et de rancœurs pour sauver l’essentiel.

Les patriotes camerounais doivent tous se mettre debout et entonner le chant fraternel afin que dans une déstabilisation accrue tous azimuts, les populations continuent de se regarder comme des frères et sœurs au destin commun, empêchant ainsi le pays de se rwandaniser ou d’aller même plus loin dans les massacres interethniques masqués qui ne leur profitent jamais.

Aucun Camerounais sensé n’a souhaité la guerre au Cameroun ; personne ne veut la guerre au Cameroun. C’est une guerre que M. Biya et ses sous-fifres imposent aux populations d’un pays abondant en cours d’eau, en soleil et en ressources où malheureusement elles ne disposent ni d’électricité en suffisance (poumons de toute industrialisation concurrente) ni d’eau potable au quotidien.

La hausse récente des prix du carburant et du gaz domestique, la signature suicidaire pour le pays d’APE et la mise aux oubliettes des revendications légitimes de base des populations désespérées (pendant que la classe dirigeante

nage dans un luxe exceptionnel et nargue les démunis) montrent assez clairement que la solution définitive est dans la chute immédiate des prédateurs au pouvoir.

Ensuite, les déclarations récentes de M. Biya avant son départ pour le premier Sommet Etats-Unis/Afrique, est une preuve irréfutable que les intérêts du peuple camerounais n’ont toujours pas de place dans l’agenda de cet homme.

Sinon, comment expliquer qu’au moment où la guerre civile menace le Cameroun, ce monsieur se permet d’évoquer les Villes mortes des années 90 tout en se félicitant du succès des répressions et des nombreux assassinats des populations et des viols des femmes par les armées nationales à sa solde, alors que ces populations se révoltaient contre la confiscation de leurs droits et libertés fondamentaux ?

Quels patriotes dignes de ce nom peuvent faire confiance ou se reconnaitre en un tel homme qui se targue de l’assassinat des nombreux leaders nationalistes de l’UPC et du génocide jadis des populations de son pays au Napalm par des forces coloniales françaises appuyées des valets locaux placés au pouvoir ?

Certains Camerounais semblent ne pas saisir le sens profondément avilissant et scandaleux de cette comparaison des héros nationalistes de l’UPC aux membres du Groupe armé du nord Cameroun. C’est très dangereux ce que Paul Biya (ce fidèle valet du néocolonialisme) tente toujours jusqu’à nos jours de semer et d’enlever chez les Camerounais.

Il perpétue les mensonges de ses maitres selon lesquels les leaders de l’UPC n’étaient qu’une bande de criminels et d’assassins, tout en s’efforçant d’effacer de nos mémoires que ces dignes fils du pays se mirent du vrai côté de l’histoire. Il n’y a pas d’espoir dans ce pouvoir de M. Biya qui doit être défait.

Je rappelle aux imposteurs au pouvoir au Cameroun qu’Um Nyobé ou Ernest Ouandié est le Vo Nguyen Giap camerounais, ce général vietnamien et grand architecte des victoires de son pays contre la France, puis contre les Etats-Unis ; à la différence que Giap n’eut pas chez lui des traîtres comme eut Um, trahi par des gougnafiers au service de l’ennemi.

Nous ne serions plus à ce stade si le général Um et ses lieutenants n’avaient pas été trahis et fauchés. Nous devons comprendre la situation et, sans rester passéistes, tirer des leçons de cela et avancer. Si les Camerounais s’organisent et se libèrent, ils gagnent ; mais s’ils s’asseyent et d’autres font le travail pour eux, rien ne changera. Nous payerons cela trop cher. Les patriotes doivent rester en alerte.

Les plus sceptiques des Camerounais doivent comprendre définitivement qu’il n’y a pas d’espoir d’érection d’un Cameroun solide et prospère avec ce régime et ses pratiques scélérates, maffieuses et néocoloniales. Les Camerounais doivent se préparer pour traverser des jours difficiles en emmagasinant ce qui leur permettra de survivre. Il ne faudra pas attendre une paralysie avancée pour y songer en découvrant alors combien nous sommes un pays fragile.

Le Cameroun de Paul Biya est un sac de maïs assez sale et fétide qui au stade actuel ne sera utile et récupérable qu’à condition que rapidement il soit soigneusement et intelligemment versé au sol par des patriotes, puis ramassé et nettoyé par ceux-ci tout en en écartant les grains pourris qui infectent le grand ensemble. Ce qui dorénavant importe, c’est l’approche et la méthode les plus efficaces et appropriées.

La lutte de M. Biya est une contre un ennemi qu’il ignore encore. Quand à Douala, à Yaoundé, à Bertoua et ailleurs les actes de protestation et de déstabilisation éclateront, ni ses vidéos de surveillance ni ses armées ne lui seront d’une quelconque utilité ; et alors il ne parlera plus de Boko Haram. Le seul geste important c’est son départ immédiat.

Lorsqu’un pouvoir s’établit sans le peuple, s’exerce dans son mépris et avance longtemps sans ce peuple, il finit aussi toujours sans le peuple. En faisant de nos leaders nationalistes de l’UPC des traitres et assassins, M. Biya a perdu la petite sympathie et confiance que lui réservaient encore quelques sceptiques indécis. Il est désormais un homme plus isolé et frêle exposé à la fureur et à l’assommoir de tout vent.

Quelle que soit la tournure des évènements au Cameroun, il y a lieu d’insister ici que la seule et unique victoire après toute guerre légitime, c’est la mise sur pied des mesures et aménagements qui conduisent à l’ablation totale et définitive des causes et conditions qui ont conduit le peuple à la guerre.

C’est pourquoi la véritable libération du Cameroun doit venir des forces progressistes patriotes, et non d’un faisceau d’imposteurs ayant à l’arrière-plan les mêmes prédateurs et manipulateurs-profiteurs qui ont mis au pouvoir et soutenu la bande qui terrorise et vide le peuple depuis plusieurs décennies.

camernews-Leon-Tuam

camernews-Leon-Tuam