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IL ABANDONNE FEMME ET ENFANTS DANS LA RUE ET PART TRAVAILLER AU GHANA

IL ABANDONNE FEMME ET ENFANTS DANS LA RUE ET PART TRAVAILLER AU GHAN

C´est l´histoire de deux brillants jeunes camerounais naturalisés américains qui rentrent en contact par l´entremise d’un ami de monsieur et oncle maternel par alliance de madame. L´homme, Patrice Zachée N. Mahob, âgé de 36 ans à l´époque, titulaire d´un PhD en géophysique travaille dans une société pétrolière et vit dans une villa cossue aux USA. La femme, Karine Tchos Fouth, 30 ans à ce moment-là, Docteur en médecine, travaille dans un hôpital de la ville de Hamm, en Allemagne, et gagne bien sa vie. Pourtant, depuis leur mariage en 2005 à ce jour, en passant par leur divorce survenu en 2010, le tableau était loin d’être idyllique dans la magnifique villa.

Les choses vont aller si vite entre les deux  » intellos » qu´ils décident un jour d’été 2004 de concrétiser leur relation par les liens du mariage. Celui-ci sera célébré en Janvier 2005 dans la banlieue de Houston au Texas,(USA). De cette union, naissent deux charmants enfants.

En effet, en 2008, le mari abandonne le foyer conjugal après le  non-paiement de plusieurs mois d´arriérés de loyer de sa part. Il part « comme un voleur du domicile de Katy au Texas pour l´Angleterre, ensuite pour le Nigeria et depuis peu, s´est installé au Ghana où il travaille pour le compte d´une société pétrolière. Voici que depuis le 27 octobre dernier son ex-épouse et leurs deux enfants de 7 et 9 ans sont à la rue.

Deux « intellos », deux éducations

Etudiant très brillant, Patrice Zachée N. Mahob est major de sa promotion lorsqu´il sort de la prestigieuse école supérieure polytechnique de Yaoundé au Cameroun dans les années 1990. Après un bref passage à la société nationale des hydrocarbures, SNH, pour un stage, il s´envole pour les États-Unis nanti d´une bourse d´études. Sans difficultés apparentes, il décroche un PHD en géophysique à l´University of  Oklahoma. Durant son séjour académique à Norman, Il contracte son premier mariage avec une noire américaine, de loin son aînée, et divorcera quelques années plus tard. Par la suite, il est recruté dans une société pétrolière et exerce en Alaska, puis au Texas.

En 2003, grâce à un salaire jugé conséquent, il s´achète une très belle villa dans la petite ville de Katy, aux environs de Houston. Ceux qui connaissent Patrice Zachée parlent d´un homme très sociable, peu loquace, qui susurre au lieu de parler. Bref, il n´a pas l´air méchant, du moins à l´extérieur. Question d´image.

Mais qui mieux que son ex-épouse Karine Grace Fouth Tchos pourrait décrire l´homme, aussi brillant sur le plan académique; un homme correct, surtout vivant seul au pays de l´Oncle Sam, à la recherche de la femme de sa vie ? Lui qui n´aurait entendu parler de la jeune femme qu’en termes élogieux avait hâte de la découvrir.

« Un soir, raconte Karine, je reçois un coup de fil de Patrice depuis les Etats-Unis. Il dit vouloir faire ma connaissance ». Le premier contact est ainsi établi. Cependant, l´ancienne élève du lycée Leclerc ne semble pas encore intéressée, mais ne repousse pas la demande d´amitié qui vient d´un compatriote « long crayon » comme elle.
Elle a la tête surtout à son job à l´hôpital EVK de Hamm, en Allemagne, où un profil de carrière lui est proposé. Dans cette petite ville de la Rhénanie du nord, le docteur en médecine interne Karine Grace Fouth Tchos n´a que 30 ans, mais est déjà une personnalité très respectée. Sa réputation fait l’unanimité.

Fonder un foyer, l´objectif commun

Patrice Zachée a marre d´échanger tous les jours au téléphone avec sa nouvelle dulcinée qui vit en Allemagne. En bon mec « fou amoureux », il va régulièrement rendre visite à Karine à Hamm, fait partie de ses invités lors de son trentième anniversaire en Allemagne. Peu à peu un couple est en gestation. Patrice Zachée présente les allures d´un mec irréprochable et éblouissant. Puis un jour, il propose à Karine de l´épouser et de venir vivre avec lui aux USA.

Après moult hésitations, Karine accepte de partir pour les USA. Elle se dit qu´après de brillantes études, l´heure est venue pour elle d’envisager de fonder un foyer. » Ce ne sont pas les mathématiques X ou les Y qui te donneront des enfants » s’encourage t-elle. « Je me suis dite pourquoi pas essayer avec lui, puisqu´il a l´air d´être sérieux, surtout qu´il se montre disposé à faciliter mon intégration sociale et professionnelle aux USA »  Grave Erreur!

« J´ai vivoté dans une grande demeure « 

Maison USA1:Camer.beAh ! Quand l´amour vous tient, on laisse tout tomber. Un matin, Karine annonce à son chef de service et directeur médical de l´hôpital EVK de Hamm qu´elle démissionne pour aller retrouver son fiancé aux Etats-Unis. Un choc pour ce chevronné de médecine qui apprécie le professionnalisme et le sérieux de Karine. C´est d´une voix chevrotante que l’allemand  lui dit: „ As-tu bien réfléchi ? » comme pour la supplier de rester.  » N´es-tu pas satisfaite de ton salaire ? », tente-il désespérément de la retenir.  » Non chef », lui répond Karine, « j´ai déjà un certain âge et presque tout, sauf un foyer. Je vais accorder la priorité à ma vie de famille tout en continuant la médecine sous d’autres cieux ».

Karine Grace Fouth Tchos quitte ainsi l´Allemagne pour les USA où l´attend impatiemment son chéri. Le mariage est bouclé et célébré avec faste à leur domicile un jour de janvier 2005 aux USA. Ils viendront plus tard se présenter au Cameroun et organiseront un grand banquet nuptial dans la grande salle de l´hôtel Hilton de Yaoundé où on comptait parmi les invités, quelques grosses légumes de la république.

Karine et les deux enfants souffrent le martyre

Sur le chemin de retour aux États-Unis, Patrice Zachée Nsoga Mahob annonce les couleurs. Il se transforme, passe de l´amoureux attentionné au bourreau froid qui prend malicieusement sa proie sans tambours ni trompettes. Un autre homme nait avec un visage jusqu’ici inconnu. « Arrivés à l´aéroport Paris Charles De Gaulle, Mahob a changé » se rappelle encore Karine comme si c´était hier. Et de poursuivre,  » Il me demande de porter mes valises alors que j’avais un bébé d’à peine un an dans la poussette et me trouvais au troisième trimestre de la deuxième grossesse ».

Avant de quitter définitivement l´Allemagne pour les Etats-Unis, Karine avait transféré son épargne dans le compte de son époux.  » Tu n´as pas besoin d´ouvrir un compte » lui dit son époux. Quoi de plus normal lorsqu´on a choisi la communauté des biens.

Lorsqu´elle lui demande son argent à elle ou lui expose un besoin comme toute femme le fait avec son mari, il le lui refuse, pire, lui interdit même d´en parler, d´y toucher. D´ailleurs comment le toucherait-elle puisqu´elle n´a pas de carte bancaire, encore moins, de mot de passe? Pendant ce temps à la maison, Karine n´a pas le temps d´admirer la belle maison dans laquelle elle vit que la galère commence: coupure d´électricité, d´eau, rien à manger, l´époux n´est jamais là, interdiction lui est faite de s´inscrire aux cours d´anglais, encore moins de rêver de poursuivre ses études médicales afin de s´inscrire au tableau de l´ordre des médecins.

Or, la poursuite de ses études de médecine devant lui permettre de prester comme médecin aux USA comme c´était le cas en Europe, était l´une des conditions posées et acceptées avant de quitter l´Allemagne. La vaste villa de Cinco Ranch à Katy au Texas, est devenue une prison psychologique et physique pour cette jeune dame nouvellement arrivée d’Allemagne. Elle est victime de violences domestiques aux USA dans ce pays qui vante tant ses valeurs démocratiques, mais comme on le verra dans un prochain article, n´est pas si parfait que cela.

Contre le gré de son époux, elle s´inscrit finalement aux cours d’anglais. Toujours déterminée, Karine passe son permis de conduire encore une fois contre la volonté de son époux et s´achète enfin un véhicule après avoir longtemps exigé et avec force, la restitution de ses économies dont elle ne reçoit qu’une partie. Elle réussit ainsi à contourner l´épineux problème des transports urbains aux USA et des grandes distances à couvrir.

Après la naissante du premier enfant, elle essaie en vain d’obtenir de son époux qu’ils engagent une « nounou », ou qu´ils mettent le bébé en crèche, sachant que la compagnie pour laquelle son époux travaillait avait une crèche sur le campus. Ceci dans le but de pouvoir se consacrer à la préparation des examens USMLE qui lui permettraient  d’exercer la médecine aux USA. Il n’en est rien. Elle se retrouve alors enceinte du second enfant.

Pour l´accouchement de celui-ci, l´époux Mahob donnera en tout et pour tout 100$ á son épouse pour se procurer ce dont elle avait  besoin. Ce sont les voisins qui viennent en aide à Karine et à ses deux bambins. Et lorsque, rentré de l´une de ses nombreuses fausses missions où il prétendait être offshore et donc injoignable, missions que même ses collègues de service ne semblaient pas être au courant, Karine lui dit  » ce sont les voisins qui m’ont aidée lorsque les enfants étaient malades, c’est la voisine qui m´a donné les meubles de sa grand-mère  pour le bébé“. Et lui de répondre sans vergogne » Ah! Ils sont gentils. » « Tu n´as pas honte », lui dit-elle, profondément déçue.

Le divorce

Après le départ de son époux et une procédure de divorce pénible que le mari absent tire en longueur en évitant de se présenter au tribunal, elle enchaine avec une inscription à Georges Washington Université Washington DC lorsque les enfants vont en Pre-school et Kindergarten 3 et 4ans. Elle s’endette en prenant des crédits étudiants augmentés de frais de Pre-school pour les enfants car le père refuse même de payer la prématernelle. La « single Mother » des enfants de 3 et 4 ans est alors étudiante à temps plein et décroche un master en santé publique (Epidémiologie), malgré la galère et l’absentéisme du père qui a pourtant des revenus très importants mais qui opte pour un comportement irresponsable, durant le mariage comme après celui-ci. Il se la coule douce dans la plupart des capitales européennes et africaines, n’hésite pas au passage de se faire remarquer en arrosant une chanteuse congolaise de billets de banque. Une fausse image angélique en public.

 » L’Euphorie de jeune mariée n’a pas duré longtemps  » se rappelle Karine, amère et la voix étouffée. « N´eût-été l´aide des voisins, je ne sais pas ce que je serai devenue », dit-elle en secouant la tête.

Poursuivant dans sa torture morale, Patrice Zachée Nsoga Mahob va » fuir la maison comme un voleur en la vidant ». Il vide tous les comptes bancaires, ainsi que le compte-retraite, met la maison en vente sans en informer son épouse « alors que nous y vivions encore ». C´était exactement le 16 août 2008.

L´objectif visé par toutes ces techniques de sape, d’isolement et d´esclavage savamment huilées par Patrice Zachée N. Mahob sur le sol du premier pays qui vante la démocratie et la protection des droits de l´homme était de « voir » souffrir Karine et ses enfants aux USA, de la pousser à se retrouver dans un hôpital psychiatrique » parce que d´après lui, « elle n´a pas souffert dans son enfance ».

Complexes à peine refoulés, méchanceté gratuite, volonté de puissance ou voyoutisme, le temps nous le dira. Nous aurions souhaité écouter Patrice Zachée N. Mahob pour qu´il donne sa part de vérité sur cette affaire encore pendante dans les tribunaux américains, mais très grave sur l´épanouissement des enfants, victimes collatérales Malheureusement, tous nos efforts pour le joindre au Ghana se sont soldés par des faux rendez-vous, le silence coupable qu´il a réservé á nos mails.

A suivre….

 

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