Hysacam fait appel à Proparco pour l’obtention d’un prêt de 9,8 milliards de F

Proparco se porte caution auprès des banques pour faciliter l’acquisition des fonds qui permettront à la société Hygiène et salubrité du Cameroun de se doter de 200 nouveaux camions

 

Dans le cadre du renouvellement de sa flotte de camions, la société Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam) a fait appel à Proparco, une filiale de l’Agence Française de Développement. Laquelle se porte caution auprès des banques pour faciliter cette acquisition.

Proparco a effectué plusieurs missions au Cameroun ces derniers mois pour parachever le projet d’achat de 200 camions pour le compte d’Hysacam.

Il était question d’étudier la possibilité d’accorder une garantie bancaire d’une valeur de 15 millions d’euros (9 839 milliards de F CFA) auprès des banques camerounaises pour financer le renouvellement de la flotte de camions-bennes d’Hysacam.

Pour y parvenir, Proparco a, courant août 2016, procédé à une évaluation environnementale et sociale des activités d’Hysacam en «conduisant un diagnostic sur la collecte et le stockage d’ordures ménagères solides sur quatre villes couvertes par Hysacam». Il s’agit des villes de Yaoundé, de Douala, de Bertoua et d’Edéa.

 

Hysacam n’est pas la première entreprise à bénéficier de l’accompagnement de PROPARCO. Cette filiale de l’Agence Française de Développement (AFD) dédiée au secteur privé, intervient depuis près de 40 ans en faveur du développement dans les pays du Sud. Elle joue un rôle essentiel au sein du groupe AFD et du dispositif français de coopération : le financement et l’accompagnement de projets d’entreprises et d’institutions financières dans les pays en développement et émergents, de la PME au groupe bancaire régional, en passant par les établissements de microfinance.

L’entreprise qui gère des contrats de ramassage des ordures dans les villes camerounaises accuse cependant des difficultés d’exercice qu’elle attribue à l’attitude des populations qui, selon elle, dérobe les bacs à ordures mis à la disposition du public.

«Les bacs à ordure qui sont déployés dans nos villes pour assurer la propreté se retrouvent indûment dans des domiciles privés», indique Hysacam dans un communiqué publié le 14 septembre sur son site. Par ailleurs, elle rappelle que «les bacs à ordures ménagères que la Communauté Urbaine déploie sur les espaces publics, sont des instruments de collecte, réservés exclusivement au service public de collecte des ordures ménagères.»